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  • : Livres, films, pièces de théâtre et spectacles en tout genre...
  • : « La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie. » Georges Duhamel
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 23:13

 

 

Résumé :

 

Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d'inconnus qui lui révéleront l'histoire de sa famille. Après le choc de Tout est illuminé, cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d'une mémoire à jamais perdue. Quand tout a été oublié, il ne reste plus qu'à inventer.

 

Mon avis :

 

J'avais lu tellement d'avis positifs sur ce roman de Jonathan Safran Foer que je pensais ne pas prendre trop de risque en débutant sa lecture. Et finalement, j'ai pris très peu de plaisir à lire cette histoire.

 

Le livre se finit vite, il n'est pas compliqué, mais arrivée au tiers, j'avais tellement hâte de passer à autre chose que j'ai mis le turbo en survolant quelques passages. Je lui ai trouvé assez peu d'intérêt dans l'ensemble, que ce soit au niveau de l'histoire, du style ou des procédés graphiques (mais à quoi servent les photos ?!). Rien n'est crédible, on a du mal à s'émouvoir malgré le climat assez lourd, et le seul petit suspense tombe finalement à l'eau.

 

Le pire dans ce roman est sans doute le personnage de l'enfant qui au lieu d'être attachant est la plupart du temps agaçant au possible. J'ai d'ailleurs moins détesté les chapitres dans lesquels Oskar n'est pas le narrateur. Bref, je ne retiendrai pas grand chose de ce roman...

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 17:03

 

 

Résumé :

 

Lou est une petite fille qui ne connaît pas son papa, qui vit seule avec sa maman et le petit chat qu'elles ont adopté. Toutes les deux ont une grande complicité, elles jouent à la console, dînent dans des pizzerias... Lou est amoureuse de son voisin d'en face mais, bien sûr, n'ose pas lui avouer... C'est une petite fille très à la mode avec des dons de styliste. Sa meilleure copine s'appelle Mina, et ensemble elles partagent beaucoup de choses. Lou se dit aussi que Richard, qui vient d'emménager sur son palier, pourrait très bien plaire à sa mère. D'ailleurs, elle va se débrouiller pour les faire se rencontrer...Nouvelle série de Tchô ! la collec , Lou nous conte la vie d'une petite fille d'aujourd'hui, croquée avec énormément de tendresse, d'intelligence et de poésie... Une bande dessinée pleine de charme qui séduira autant les enfants et les adolescents que les adultes.

 

Mon avis :

 

Ce qui est bien quand on offre des livres à quelqu'un, c'est qu'on peut en profiter pour les lire avant de les emballer. Et en général, on se retrouve à lire des ouvrages que l'on n'aurait jamais ouvert s'il ne s'était agi que de nous-même. C'est le cas avec cette bande dessinée que je connaissais seulement de nom sans avoir eu la curiosité de m'y intéresser.

 

J'ai passé un très bon moment à lire les deux premiers tomes. Les histoires sont fraiches et légères, les personnages attachants et certaines saynetes sont très amusantes. Lou est une petite fille intelligente, joyeuse, et sa relation avec sa mère célibataire geek est drôle et très dans l'air du temps. On retrouve parfois son adolescence dans certaines scènes très réalistes.

 

Evidemment, c'est assez "girly", bien que l'auteur soit un homme. Cela ravira sans doute davantage les filles que les garçons. Cette série n'est en tout cas pas réservée aux enfants, les ados et même les adultes prendront du plaisir à découvrir Lou et son entourage. Une chose est sûre, j'irai emprunter la suite à la médiathèque !

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 18:14

 

 

Résumé :

 

Succès phénoménal aux Pays-Bas, alliance détonante d'une comédie de moeurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale. Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'oeuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe. Un café, un digestif, l'addition. Reste la question : jusqu'où irions-nous pour préserver nos enfants ?

 

Mon avis :

 

Peut-être faudrait-il que j'arrête de chercher une nouvelle Gifle dans chaque livre que j'entreprends de lire. N'est pas Christos Tsiolkas qui veut. Autant le dire tout de suite, Le dîner m'a beaucoup énervé, sous de nombreux aspects. Je ne sais pas si c'est de la bonne colère, le genre d'indignation que l'auteur voulait - j'imagine - susciter chez ses lecteurs avec cette histoire, ou bien de la colère qui pousse à se demander "non mais vraiment, qu'est-ce que c'est que ce livre ?".

 

Alors voilà, ce sont deux frères qui dinent avec leurs épouses respectives dans un restaurant huppé des Pays-Bas. Le narrateur (l'un des frères) semble avoir des soucis relationnels avec son frère, responsable politique important. En fait, il semble avoir des soucis relationnels avec un grand nombre de personnes. Au fur et à mesure que le dîner avance, on apprend que les deux couples ont de sérieux problèmes avec leurs enfants et qu'ils sont là pour en discuter entre adultes.

 

Le fil rouge et la quasi totalité de l'histoire prend place dans ce restaurant. Mais parfois, l'auteur décide qu'il s'ennuie et donc il remonte le temps à sa guise pour nous raconter des évènements du passé, dans le but d'expliquer le présent. C'est sûrement la première chose qui m'a enervé, ce changement constant de temporalité. J'ai également été exaspérée par la manie du narrateur à vouloir passer incognito : et je ne donnerai pas le nom de ce restaurant, et je ne révélerai pas de quelle maladie ma femme a souffert... J'avais envie de lui dire "Mais qu'est-ce qu'on en a à faire ? Continue ton histoire !". Je me doute que c'était pour ancrer le roman dans la réalité, mais j'ai trouvé ça ridicule. Ah oui, je n'oublie pas non plus l'obsession de l'auteur pour les prénoms, je ne sais pas si un seul dialogue se passe sans que l'un des personnages prononce le prénom de son interlocuteur. Exaspérant !

 

Concernant l'histoire en elle-même, je n'ai pas detesté, je l'ai juste trouvée irréaliste. Pas tant le fait divers, mais ce qui se passe par la suite. On a envie de baffer chaque personnage de ce roman, les parents de Michel en premier lieu. Il paraît que Herman Koch dresse le portrait d'une société en crise morale, j'ai l'impression que c'est la grande mode du moment. Ici, je n'y ai pas cru une seconde (ou alors les Pays-Bas filent vraiment un mauvais coton). Je lis partout que la question centrale du roman est : "Que ferions-nous pour nos enfants ? ". Sérieusement, les parents (et les enfants) de ce livre sont juste de dangereux psychopathes bon à enfermer, ne généralisons pas...

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 22:10

 

 

Résumé :

 

Il y a eu un cyclone inouï, la petite Dorothée et son chien Toto ont été emportés dans un grand tourbillon, et les voici qui atterrissent... au féerique pays d'Oz ! Dorothée n'a cependant qu'un désir - et Toto aussi : rentrer chez eux, dans leur cher Kansas. Or, ce voeu, seul le Grand Magicien peut l'exaucer, et il demeure loin, très loin, dans la Cité d'Emeraude. Alors ils partent, courageux et confiants, et bientôt ils ont trois compagnons de route et d'espoir : un épouvantail qui aspire à devenir intelligent, un bûcheron-en-fer-blanc qui veut un coeur capable d'aimer, un lion timide qui rêve d'être un héros... Le magicien d'Oz dira-t-il oui à ces requêtes ? D'ici là, que de ravins et de prés maléfiques à traverser avant d'atteindre la Cité d'Emeraude ! Que de sorcières à combattre !

 

Mon avis :

 

La littérature jeunesse n'est pas vraiment mon fort. J'ai du mal à lire un livre avec le regard d'un enfant et pourtant, j'ai de grosses lacunes en matière de classiques. Mais en ce moment, je (re)découvre certaines comédies musicales, d'où mon envie de lire Le magicien d'Oz avant de voir le film.

 

Je me suis engagée dans cette lecture avec appréhension. Quand je lis un roman jeunesse, le spectre du Petit Prince plane au dessus de moi. Je déteste ce classique d'une niaiserie sans nom. Heureusement, j'ai pris bien plus de plaisir à lire les aventures de Dorothée et ses amis ! L'univers que construit L. Frank Baum s'impose au lecteur avec magie. On n'éprouve aucune difficulté à s'imaginer les décors tantôt féériques et tantôt terrifiants du monde d'Oz, grâce aux mots simples de l'auteur. Toutes les couleurs qui innondent ce roman donnent vraiment l'illusion que l'on se trouve "over the rainbow".

 

On s'attache très vite à ces personnages étonnants qui forment une joyeuse bande autour de Dorothée. J'ai adoré l'épouvantail qui rêve d'une cervelle et le bûcheron en fer blanc qui veut simplement un coeur. Bien sûr, le bien triomphe du mal et tout finit bien. Cependant, je n'ai pas trop senti la lourdeur de la morale, propre aux livres pour enfants. Les leçons à tirer de cette histoire sont pleines de bon sens et pas trop niaises : le pouvoir de l'amitié et de la solidarité, la nécessité de prendre confiance en soi...



Malgré une fin qui s'étire un peu en longueur, ce fut une lecture agréable.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 18:55

 

 

 

Résumé :

 

En 1916, à la mort d’Arthur, son jeune amant tué au combat, Vincent de l’Etoile, héros d’ En l’absence des hommes, s’est enfui. En Italie, d’abord, puis au Moyen Orient, en Egypte, au Soudan, en Abyssinie sur les traces de Rimbaud, en Syrie, au Liban ; errance de vagabond inconsolable, miséreux et rêveur ; puis c’est la traversée de l’Atlantique dans un bateau d’émigrants, l’Amérique, le New-York des années vingt. Après quelques années de dérive à traîner son deuil à travers le monde, Vincent retourne en France en 1923 ; c’est un peu comme s’il acceptait enfin la mort d’Arthur. Quand il retrouve sa ville natale, il ne reconnaît rien et peine à trouver sa place dans ce Paris des années folles. Son mentor, l’écrivain Marcel Proust, est mort lui aussi. Mais le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet qui vient de publier Le diable au corps. C’est un très jeune homme, talentueux, brillant, charismatique qui séduit profondément Vincent. L’attrait est réciproque bien que Radiguet soit hétérosexuel. Avec cette énergie et cette joie de vivre qui est la sienne, l’écrivain en vogue, protégé de Cocteau, entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels parisiens et les folles nuits de Montparnasse. Mais il existe une face sombre de Radiguet. Une fêlure chez ce garçon de vingt ans qui malgré sa gloire éclatante et brutale semble pressentir le sort tragique qui le guetteet cette fièvre typhoïde qui va le tuer en décembre 1923.

 

Mon avis :

 

Si j'ai lu En l'absence des hommes il y a quelques mois, c'est avant tout parce que j'avais très envie de lire cette suite sortie cette année. J'avais été attirée par le déroulement de l'histoire pendant les années folles, période que je trouve passionnante.

 

Finalement, j'ai préféré le premier tome. J'ai été plutôt déçue par rapport à mes attentes : l'aspect historique est un peu trop survolé à mon goût, et l'auteur s'attarde davantage sur les voyages précédant le retour de Vincent à Paris. J'ai réussi à m'intéresser vraiment au roman à partir du débarquement aux Etats-Unis. On y ressent bien l'exil du personnage et en même temps l'attachement de Vincent à ce nouveau monde.

 

J'ai tout de même bien aimé la partie parisienne, et en particulier la rencontre entre Vincent et Radiguet. Moi qui adore Le diable au corps, j'étais contente de croiser dans une fiction ce grand auteur, même si le portrait que Besson en fait ne correspond pas à l'image que j'avais de lui. La relation qui se tisse entre ces deux jeunes hommes est pure et émouvante. Cependant, trop de tristesse recouvre ce roman d'une chappe de plomb. C'est trop etouffant et on se lasse un peu de cette ambiance funeste. La mort de Radiguet à la fin, bien qu'attendue, est de trop.  

 

Un roman que je conseille néanmoins, ne serait-ce que pour la belle plume de Besson.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 18:01

 

 

Résumé :

 

Deux assassinats dans une petite ville du Nord, dans la France de la Première Guerre mondiale... Un châtelain suspect, le procureur Destinat, est-il le coupable ? Claudel a choisi de raconter l'enquête qui suit le meurtre d'une fillette pour raconter la guerre autrement, mettant au devant de la scène un fossé social qui se creuse.

 

Mon avis :

 

Après mon ravissement suite à la lecture de La petite fille de Monsieur Linh, j'ai décidé de poursuivre ma découverte de l'oeuvre de Philippe Claudel. J'ai été beaucoup moins convaincue par Les âme grises.

 

J'ai vu que le livre avait reçu une multitude de récompenses et qu'il avait même été élu meilleur roman de l'année 2003 par le magazine Lire. Je n'arrive pas être aussi dithyrambique. Certes, c'est un livre qui se lit bien et qui fait passer un bon moment, mais je n'ai rien trouvé d'exceptionnel à cette enquète policière.

 

J'ai trouvé ce livre plutôt ordinaire, disons que je l'ai lu et qu'il ne me laissera pas un grand souvenir. Je crois que je n'ai tout simplement pas été touchée par cette histoire, même si certains personnages sont émouvants. Pourtant, ce ne sont pas les ingrédients larmoyants qui manquent. Et cette non-fin a parachevé ma déception. 

 

Si vous voulez découvrir Claudel, lisez plutôt La petite fille de Monsieur Linh ! 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 23:31

 

 

Résumé :

 

Max Sim, le protagoniste principal, est un antihéros par excellence, voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille ne le regarde guère, sinon pour rire sous cape), s’acceptant d’ailleurs en tant qu’échec et y trouvant même une certaine paix : l’absence de lutte, enfin. « Savoir s’accepter » devient l’un de ses mots d’ordre… À force de solitude, il finit par converser avec son GPS au long de ses pérégrinations de commis-voyageur représentant en brosses à dents dernier cri. Il tombe amoureux de cette voix désincarnée, lui imaginant même une personnalité, et les dialogues engagés avec elle partagent le lecteur entre le rire et la compassion. Le drame essentiel réside pourtant dans la relation avec son père, dont il découvre en lisant son journal qu’il était homosexuel et l’a conçu, lui, Max, par accident pourrait-on dire. Mais il va tout de même essayer de se réconcilier avec ce père et même, de lui faire retrouver son ami de cœur, l’extraordinaire Roger S. Un échec là encore, mais l’échec est l’un des ressorts du comique… Jonathan Coe renoue ici avec la veine comique tout en gardant la même complexité, la même précision, la même habileté que dans ses livres précédents. Tout à la fois drôle, bien construit et situé à la pointe du contemporain, le roman procède par mélange de genres, suite d’échos, de souvenirs récurrents, de parallèles, de rappels, pour tenter de cerner la grand interrogation : jusqu’à quel point la vie peut être considérée comme une fiction ?

 

Mon avis :

 

Lire un Jonathan Coe est toujours une expérience intéressante, voilà pourquoi je me suis lancée dans la lecture de son dernier-né, le troisième à mon actif. Bien qu'il soit agréable à lire, il est pour l'instant celui que j'ai le moins aimé.

 

J'ai pris du plaisir à lire cette histoire car l'écriture est fluide, l'histoire est intéressante et Coe trouve encore de très bonnes idées (le VRP en brosse à dent, le GPS, et surtout l'image de la chinoise et de sa fille). Il réussit très bien à faire le portrait du parfait loser, avec son métier banal, son physique bedonnant, sa famille disloquée et sa solitude pesante, sans pour autant le rendre antipathique. Maxwell Sim reste très touchant du début à la fin, c'est un personnage qui peut parler à tout le monde. J'ai peu ri sur sa situation censée être comique à certains égards. 

 

Jonathan Coe garde en fil rouge de ce récit la dénonciation des relations déshumanisées entre les gens, avec l'avènement de Facebook, d'Internet et des autres appareils numériques. Bien sûr, on ne peut que rejoindre l'auteur dans ce constat, et il est vrai qu'en refermant le livre, on a envie de rencontrer de nouvelles personnes, voire d'engager la conversation avec son voisin dans le métro. Cependant, je ne peux m'empêcher de penser que pour un auteur de la trempe de Coe, c'est un sujet un peu facile, un enfoncement de portes ouvertes, si je puis dire.

 

Parvenue à la dernière partie du roman, j'ai eu très peur que tout cela finisse en eau de boudin. La réconciliation père/fils est trop mièvre et ne tient pas la route, et que dire de la découverte que Max fait sur lui-même, complètement improbable. Je me suis dit que non, vraiment, c'en était trop pour un seul roman. Et finalement, la révélation ultime a le mérite, sinon d'être originale, de venir rétablir ce final bancal. Je ne suis pourtant pas emballée par ce genre de fin qui met en abyme le rôle de l'auteur, j'ai toujours l'impression qu'elle est la fin réponse à tout.

 

Un roman certes sympathique, mais globalement assez décevant. Quand j'ai vu en épilogue du roman, que celui-ci a été écrit (en partie) lors d'un séjour de Coe dans une résidence d'écrivain, j'ai mieux compris !

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 19:14

 

 

Résumé :

 

Par une belle journée de fin d'été, une bande de copains se retrouve pour une célébration amicale et gastronomique dont la dégustation d'un gargantuesque plat d'escargots constitue le point d'orgue. Le banquet débute, les toasts se succèdent, les langues se délient... Au centre de ces joutes verbales : l'amour de la bonne chère et l'amour en général. Attitudes, postures, regards : une certaine électricité règne dans l'atmosphère. On philosophe au-dessus des casseroles, on flirte en faisant la vaisselle... Un malicieux hymne épicurien, servi par l'exubérance graphique de l'espagnole Sonia Pulido.

 

Mon avis :

 

J'ai choisi cette bande dessinée parmi la liste de partenariats proposés par Babelio dans le cadre de l'opération Masse critique. Le résumé m'intéressait, il m'a quelque peu fait penser à La gifle, que j'avais adoré. Je pensais trouver l'histoire d'un repas banal entre amis qui allait servir à révéler les défauts de chacun.

 

Finalement, je ne sais pas tellement quoi dire de cette bande dessinée. Je ne suis jamais parvenue à m'intéresser à ce récit décousu, à ces personnages qui n'ont pas grand chose de réaliste dans leur représentation. Les pseudo considérations philosophiques m'ont ennuyée, et je n'ai pas saisi l'obsession des auteurs pour la circularité de l'escargot. Je n'ai pas trop compris non plus les noms particuliers des personnages, donnés en prologue de l'histoire à la manière d'une pièce de théâtre.

 

Malgré les couleurs chaudes qui dominent les différentes vignettes, j'ai trouvé l'ambiance assez froide, que ce soit la nourriture ou la bande d'amis. Personnellement, je n'ai jamais eu l'envie de m'asseoir avec eux pour discuter ou manger leur plat d'escargot. Cependant, cette BD peut sans doute plaire à des lecteurs en quête d'originalité, de par son traitement graphique et sa multiplicité d'illustrations atypiques (recettes, jeux de l'oie, shémas...).

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 23:30

 

 

Résumé :

 

Pour Harriet et David, couple modèle, qui a fondé une famille heureuse, l'arrivée du cinquième enfant inaugure le temps des épreuves. Fruit d'une grossesse difficile, anormalement grand, vorace et agressif, Ben suscite bientôt le rejet des autres enfants, tandis que les parents plongent dans la spirale de l'impuissance et de la culpabilité. La romancière du Carnet d'or, prix Médicis étranger 1976, mêle ici de façon impressionnante réalisme et fantastique, dans une fable cruelle qui met à nu l'envers et le non-dit des relations familiales.

 

Mon avis : 

 

Doris Lessing. Voilà un bon moment que je voulais découvrir l'univers de cet auteur, unanimement reconnu comme un grand auteur contemporain. Et, le temps jouant contre nous, j'avais peur de rater le coche et d'ouvrir un de ses livres après son décès. Mais ô joie, je suis tombée sur ce petit roman dont le résumé a intensifié mon envie de découverte.

 

J'ai lu les 186 pages très rapidement : quand on commence cette histoire, on peut difficilement l'abandonner. C'est un livre très dérangeant, qui remet en cause tous les repères habituels du lecteur, et qui fait appel aux sentiments les plus noirs d'un être humain. Doris Lessing dresse le portrait de cette famille avec grand talent. C'est sociologiquement passionnant.

 

La première partie est le temps de la rencontre amoureuse, de la naissance joyeuse des premiers enfants et de la grande maison envahie par la famille pendant les vacances. Et puis, la rupture de ce bonheur, parfaitement amenée par cette cinquième grossesse non désirée. Plus rien ne va, la distance et les tensions s'installent, c'est le début d'une longue descente aux enfers. C'est là que l'histoire prend toute sa force, c'est la partie que j'ai préférée. L'arrivée de ce "monstre", ou ce "gnome", vient détruire la parfaite union familiale. Cet enfant sociopathe est complètement effrayant. On se demande, bien sûr, comment un tel enfant a-t-il pu naître comme cela. Est-ce dû au rejet de la grossesse ? Ou à des gènes particuliers ?

 

On est ému par cette mère courage qui se bat contre sa propre famille, et qui se retrouve isolée pour n'avoir pas voulu abandonner (tuer ?) son enfant. On est touché par la détresse des aînés et du père en même temps qu'on les condamne pour leur comportement. Cet enfant est l'étranger, celui qui n'est pas comme les autres, que l'on veut éliminer. Il est le sauvage au milieu de la civilisation. On a pourtant envie de comprendre ce qu'il se passe dans la tête de Ben, si mauvais au sein de sa famille et pourtant si touchant dans son attachement à sa bande de copains.

 

Ce livre marque indéniablement le lecteur. Il amène des questions dérangeantes. Cet enfant, aurait-il fallu le mettre hors d'état de nuire ? Ou faut-il l'accepter et prendre le risque qu'il soit un criminel en devenir ?

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 23:34

 

 

Résumé :

 

Dans un pays sans nom, un événement extraordinaire plonge la population dans l'euphorie : plus personne ne meurt. Mais le temps, lui, poursuit son oeuvre, et l'immortalité se révèle n'être qu'une douloureuse vieillesse. L'allégresse laisse la place au désespoir et au chaos : les hôpitaux regorgent de malades, les familles ne peuvent plus faire face à l'interminable agonie de leurs aînés, les entreprises de pompes funèbres ferment, les compagnies d'assurances sont ruinées, l'Etat est menacé de faillite et l'Eglise de disparition, car, sans mort, il n'y a pas de résurrection et, sans résurrection, il n'y a pas d'Eglise. Chacun cherche alors la meilleure façon, ou la pire, de mettre fin au cauchemar de la vie éternelle, quitte à faire appel aux mafias, à passer des accords que la morale réprouve, ou à laisser la corruption gangrener la société. Jusqu'au jour où la mort décide de reprendre du service...

 

Résumé :

 

J'avais un peu trop d'attentes sur ce roman. Après avoir adoré L'aveuglement du même auteur, il me tardait de découvrir ce livre dont le résumé m'intriguait beaucoup.

 

Finalement, il s'agit bien plus d'un essai que d'un roman. Le récit n'est pas linéaire, il ressemble davantage à une succession d'événements propices à générer des réflexions variées sur la vie et la mort. J'ai eu parfois du mal à avancer dans ma lecture, certains passages étant moins passionnants que d'autres. J'ai préféré la dernière partie, quand la mort se transforme en femme pour séduire ce musicien, très émouvant, qui lui échappe.

 

J'ai aussi beaucoup aimé les critiques non dissimulées de Saramago contre l'église, contre la politique, effectuées avec une très belle ironie. Et bien sûr, son imagination incroyable qui donne naissance à de belles idées :  la maphia, la traversée euthanasique de la frontière, les archives de la mort...

 

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce livre, mais j'étais sans doute en attente de réponses métaphysiques, que je n'ai malheureusement pas vraiment trouvées. Ce n'était sans doute pas l'objectif de Saramago. La mort reste une énigme, à l'image de cette fin déroutante.

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