Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Livres, films, pièces de théâtre et spectacles en tout genre...
  • : « La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie. » Georges Duhamel
  • Contact

Rechercher

Catégories

25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 19:04
[Littérature] La vie à côté - Mariapia Veladiano

Résumé :

Rebecca est laide. Extrêmement laide. Elle vit, avec prudence et en silence, dans une magnifique maison au bord d’un fleuve, aux côtés d’un père, médecin trop absent, et d’une mère qui « a pris le deuil à sa naissance ». C’est sans compter sur sa découverte du piano. Rebecca est douée et va concentrer sa vie entière dans ses mains, parfaites.


Mon avis :

La collection Cosmopolite de chez Stock recèle de bonnes surprises. Ce premier roman italien en est une. Le thème déjà, pas banal, m'a beaucoup intrigué, puis j'ai tout de suite été embarquée dans l'histoire à la lecture des premières phrases. On s'attache rapidement à la petite Rebecca qui souffre de solitude et d'un manque criant d'amour. Heureusement, les fabuleux personnages que sont Maddalena et Lucilla viennent apporter un peu de douceur et de luminosité à sa vie, que l'on suit de l'enfance à l'age adulte. Entre drame, révélations et secrets de famille, on ne s'ennuie pas une seconde.
Par ailleurs, il y a beaucoup de sensualité dans l'écriture de Mariapia Veladiano, grâce notamment à une grande importance donnée aux odeurs (celles du fleuve, des parfums féminins, de la nourriture...) et aux sons (la musique du piano mais aussi et surtout l'oppression du silence). Une vraie immersion pour le lecteur.

Le roman pourrait s'enliser dans le pathos mais l'espoir n'est jamais loin, au détour d'une rencontre, d'une amitié ou de la découverte d'une vérité.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:27
[Littérature] Une année qui commence bien - Dominique Noguez

Résumé :

Dans ce récit autobiographique, l'auteur raconte le début tumultueux de sa relation amoureuse avec Cyril Durieux, très beau jeune homme aussi attendrissant que cruel, obsédant et néanmoins volatil. A partir de ses souvenirs, de ses carnets, de ses photos, Dominique Noguez revient sur cette rencontre qui a profondément affecté sa vie.


Mon avis :

J'ai eu le plus grand mal à me détacher de ce roman. J'ai fait durer sa lecture autant que possible, sur plusieurs semaines, non parce que le livre me tombait des mains mais parce que je redoutais de le quitter. J'ai passé des moments merveilleux avec Dominique Noguez. Il y a beaucoup de souffrance dans ce récit, et pourtant j'avais hâte, chaque soir, de retrouver Dominique et Cyril, en me demandant quelle nouvelle mésaventure ce dernier allait encore faire subir à l'auteur. Et quelles raisons allait invoquer Noguez pour se justifier de rester à endurer tout cela. C'est vrai qu'on s'interroge parfois sur ces raisons, mais l'on se rend vite compte qu'il n'y en a pas, ou en tout cas qu'elles sont à l'image de la passion : irrationnelles. Alors j'ai compatis, je me suis prise d'affection pour l'écrivain qui s'aime si peu qu'il accepte de n'avoir que des "lambeaux d'amour". Et puis j'ai lu ses théories sur la passion, l'amour, la vie, avec beaucoup d'intérêt et d'approbation. J'ai aimé sa façon de parler littérature, musique, théâtre, car il exprime parfaitement bien le principe fondateur de la culture : rendre la vie plus belle, ou en tout cas plus douce.

Un roman magnifique, bien loin de l'autofiction dont j'ai horreur, et à des années-lumière d'une vulgaire Christine Angot évoquée à la fin du livre. Une année qui commence bien est une autobiographie dans ce que ce genre a de plus beau, rien n'est travesti, tout est honnête. Dominique Noguez se livre au lecteur dans un style brillant pour finalement atteindre l'universel.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 15:30
[Littérature] Le bleu des abeilles - Laura Alcoba

Résumé :

Arrivée d'Argentine pour rejoindre sa mère réfugiée en France, la narratrice alors âgée d'une dizaine d'années découvre Le Blanc-Mesnil, une ville de banlieue, loin de l'image qu'elle s'était faite de son pays d'accueil. L'apprentissage de la langue est difficile pour la fillette, mais elle est prête à tous les sacrifices pour la maîtriser et s'intégrer.


Mon avis :

Quel beau roman sur la langue française que voici. Laura Alcoba raconte sa propre histoire, elle fait revivre la petite fille qu'elle a été pour traiter de l'exil, de la séparation, de l'intégration.... Laura a dix ans et pense rejoindre sa mère à Paris. Elle déchante vite lorsqu'elle s’aperçoit que son avenir se dessinera au Blanc-Mesnil. Mais qu'à cela ne tienne, ses objectifs restent les mêmes : s'approprier cette nouvelle langue si différente de l'espagnol, avec ses sons nasaux, s'intégrer à ce pays en découvrant le ski et en mangeant du reblochon. Dans le même temps, il y a les lettres envoyées au père prisonnier en Argentine, l'appartement sommaire avec ses tuyaux aux murs, la souffrance décelée dans les silences de la mere. Mais avant tout, il faut voir l'émerveillement de la petite fille quand elle devient enfin amie avec une vraie petite camarade française (et pas d'origine étrangère comme ses autres amis, Ana, Luis, Inès...), ou quand, pour la première fois, elle se met à penser en français, pour comprendre le vrai enjeu de tout cela.

Ce roman est une déclaration d’amour à la langue française, à ses mots, ses sonorités. Une jolie réflexion sur le bilinguisme et l’intégration. Et un bel exemple de ce que la volonté peut faire comme miracle. C’est tout à la fois drôle, réaliste, poétique et émouvant.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 19:23
[Littérature] Wakolda - Lucia Puenzo

Résumé :

En 1959, sur une route désolée en Patagonie, un médecin allemand pas comme les autres croise une famille argentine ordinaire et lui propose de faire route ensemble, afin d’être moins isolés. Ce médecin n’est autre que Josef Menguele. Très vite, il est fasciné par l’un des enfants, une jeune fille qui porte le doux nom de Lilith.


Mon avis :

Lucia Puenzo prend des risques dans son quatrième roman, en ressuscitant l'un des plus grands criminels de guerre, Mengele. Elle construit autour de lui une œuvre de fiction qu'elle agrémente de détails réels. L'imagination de l'auteur met sur la route du médecin nazi une famille argentine dont la benjamine, Lilith, va le fasciner au delà du raisonnable. La petite fille a 12 ans mais en parait 9, seule imperfection chez cet être parfaitement aryen. Dès leur rencontre, l'obsession de Mengele sera de réparer cette erreur de la nature, quand celle de Lilith sera de se rapprocher de cette homme qu'elle admire autant qu'elle craint. Mengele va s'infiltrer dans cette famille pour y exercer ses talents de manipulateur jusqu'à ce que lui-même se prenne un peu trop au jeu.

L'auteur maitrise son sujet, elle écrit un roman dérangeant mais sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le sordide. Rien n'est dit clairement, tout est suggéré et laissé à l'appréciation du lecteur. Celui-ci est d'ailleurs témoin des pensées de chaque personnage sans que la narration ne prenne parti pour l'un ou l'autre. On est angoissé et fasciné.

Depuis la parution de son roman, Lucia Puenzo l'a adapté en film, rebaptisé "Le médecin de famille". Il représentera l'Argentine aux Oscar 2014.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 10:59
[Littérature] Les chroniques de la fin du monde, tome 1 - S. B. Pfeffer

Résumé :

Enfin c'est le grand soir : l'astéroïde dont tout le monde parle va percuter la Lune ! Familles, voisins, amis, tous se rassemblent pour observer le phénomène. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. L'impact a été si violent que la Lune a dévié de son orbite et s'est rapprochée de la Terre. Peu à peu tout se dérègle... L'électricité puis l'eau sont coupées et les vivres commencent à manquer. Miranda et sa famille vont devoir accepter que la vie telle qu'ils la connaissaient a disparu à jamais.

Mon avis :

Roman adolescent qui me faisait de l'oeil depuis déjà plusieurs mois, je suis passée par plusieurs phases de lecture. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire : le roman pèche (comme beaucoup de romans adolescents malheureusement) par son style assez pauvre. C'est l'héroine, Miranda, qui s'exprime tout au long du livre par l'intermédiaire de son journal intime, et je n'ai jamais réussi à intégrer le fait qu'elle ait 16 ans. Ses réflexions et son vocabulaire donnent davantage l'impression qu'elle en a 12.
Mais finalement, après quelques pages un peu longues, je suis complètement rentrée dans l'histoire. J'étais comme un membre supplémentaire de cette famille, je ressentais leurs peurs et leur angoisse d'un monde sans lendemain. Même en plein mois d'août, le ciel a été aussi menacant et sombre pour moi que pour ces personnages de fiction. Et contrairement à ce que je m'étais dit au début, je lirai la suite de cette saga avec plaisir !

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 17:25

06.jpg (250×414)



Résumé :
 

Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, 47 ans, revient d’un week-end épuisant chez ses parents.. La place à côté d’elle est libre. S’y installe, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s’est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les images remontent.


Mon avis
:

Je n'ai pas encore retrouvé le Blondel qui m'avait emballé pour avec son roman G229. Ici le roman n'est pas désagréable, il se lit très bien, mais je n'ai pas été particulièrement sensible à cette histoire de retrouvailles manqués dans un train. Evidemment, on ne peut qu'adhérer au discours sur le temps qui passe, sur le sens de la vie (qui semble assez récurrent chez l'auteur), et ce qu'il reste de nos actions. Et parfois, l'auteur nous livre ces petites phrases dont il a le secret, qui savent si bien percer à jour l'être humain. Malheureusement mon intérêt n'a jamais dépassé le stade de la curiosité polie. Comme si l'impact que cette histoire a eu sur la vie des personnages était trop surfait, ou alors mal rendu dans son intensité...

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 22:23


Résumé :

Emma et Dexter passent la nuit ensemble après leur soirée de fin d'étude et décident de rester amis. Lui est insouciant et frivole, elle est bourrée de complexes. Pendant 20 ans, Dexter et Emma vont s'adorer, se séparer, se détester, se manquer... finiront-ils par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble ?...



Mon avis :

Un jour, on tombe sur un roman d'un inconnu, et c'est le coup de foudre ! Merci à David Nicholls d'avoir si bien su raconter l'amitié, l'amour, l'entremêlement de ces deux sentiments, et puis le temps qui passe... Comment deux jeunes gens sortant de l'Université s'apprêtent à commencer leur vie la peur au ventre, comment ils mordent dedans avec envie, et comment leurs rêves se transforment en désillusions. On s'attache à Emma et Dexter, que l'on retrouve tous les ans à date fixe. On se retrouve un peu en eux et on aime ça, ce sentiment que cette histoire peut être celle de Monsieur et Madame-tout-le-monde.

Une profonde nostalgie se dégage de ce roman, ainsi qu'une certaine mélancolie qui ne doit pas faire oublier que ce roman est un hymne à la vie. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 18:11

 

Résumé :

Ambrose, allergique aux cacahuètes, passe pour un loser absolu. Lui et sa mère ultra-protectrice, Irène, déménagent sans arrêt. Le jour où l'adolescent est empoisonné au collège, Irène décide de le déscolariser. Cloîtré chez lui, Ambrose s'ennuie à mourir, jusqu'au jour où il rencontre Cosmo, le fils des voisins, avec qui il partage une passion pour... le Scrabble.


 

Mon avis :

Un petit bijou de livre jeunesse, dont le titre à rallonge ne rend pas justice (le titre original, "Word Nerd", est beaucoup mieux). On rentre dès les premières pages dans l'histoire, racontée par Ambrose lui-même. On se prend d'affection pour lui, pour son extrème solitude malgré la présence d'une mère envahissante. Heureusement les propriétaires grecs sont là, attentifs et rassurants, ainsi que le fils Cosmo récemment sorti de prison. Et le scrabble va venir chambouler la vie du jeune garçon.

Un beau livre sur la différence, l'amitié et l'importance des liens sociaux. 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 17:54

Résumé :

Jocelyne, dite Jo, est mercière à Arras. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c est Jocelyn, dit Jo, qui s est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jusqu'au jour où, grâce aux voisines, 18.547.301 € lui tombent dessus.


Mon avis :

Beaucoup de bruit autour d'un livre qui n'en méritait pas tant. Aussitôt lu, aussitôt oublié. Une histoire banale peu intéressante, jamais émouvante, des personnages insignifiants, un style pauvre. Vous pouvez passer votre chemin.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 17:38

 

Résumé :


Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire...


Mon avis : 

 

Mon gros coup de coeur de l'année 2012. Un roman poignant et fabuleux sur l'amour maternel, les sacrifices, la force de caractère, l'innocence, et l'éveil à la vie... Comment une mère enfermée avec son enfant tente de le préserver de l'atmosphère épouvantable dans laquelle ils vivent. Une histoire qui fait aujourd'hui étrangement écho à l'affaire Ariel Castro aux Etats-Unis, comme si la réalité dépassait la fiction.

Un livre dont on ne peut pas trop parler sans dévoiler des éléments importants de l'intrigue, qui doit être lue sans aucun repère. Ne lisez pas le résumé. Laissez-vous juste embarquer dans cette histoire qui ne vous lachera pas même après en avoir lu le dernier mot.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291 - dans Littérature
commenter cet article
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
.