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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 22:27

 

 

 

Mon résumé :

 

Roman qui suit la correspondance entre Amélie Nothomb et un GI envoyé en Irak, Melvin Mapple, qui lui écrit pour se confier de sa souffrance à être au front. Au début surprise et réticente, l'auteur va se laisser séduire par l'histoire particulière de cet officier.

 

 

Mon avis :

 

Le dernier Nothomb donc. Je m'étais pourtant promis de ne pas l'acheter cette année, mais je me suis laissée avoir. Finalement, je ne le regrette pas vraiment.

 

J'ai trouvé ce roman intéressant et divertissant. Le choix des lettres, le personnage de Melvin et sa particularité physique, ainsi que l'ancrage dans un fait divers se révèlent judicieux. Sans être complètement emballée par Une forme de vie, la dernière partie du roman ne m'ayant que moyennement convaincue, je peux dire qu'il est bien meilleur que ses trois ou quatre derniers opus. On retrouve un humour cynique et surtout une part d'autobiographie, souvent synonyme de qualité chez Nothomb.

 

Il est difficile de ne pas penser qu'elle s'adresse tout au long du roman à ses propres admirateurs, ceux qui lui écrivent, et les exemples donnés de propos reçus sont assez savoureux. Cependant, les conseils d'écriture qu'elle donne à ses correspondants présents ou futurs sont finalement peu intéressants pour le commun des mortels. Les passages qui entrecoupent les lettres, lorsque c'est donc la propre Amélie Nothomb qui s'exprime, sont de trop à mon sens.

 

L'histoire fonctionne bien jusqu'à cette fin trop facile et sans grand intérêt. Elle m'a rappelée la fin tout aussi frustrante du Voyage d'Hiver, mis à part que cette fois le reste du roman atténue la déception.

Un livre que je conseille malgré tout !

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:23

 

 

 

Résumé :

 

Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d'accueil dans les salons de l'automobile ou du fromage et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire.

Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ?

L'amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d'Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l'écrivain ?

 

 

Mon avis :

 

Petit intermède dans mes lectures romanesques avec cette bande dessinée signée Pénélope Bagieu, auteur à succès depuis plusieurs années mais dont je n'avais jamais eu la curiosité d'ouvrir un des livres. C'est chose faite avec Cadavre Exquis, déniché par hasard à la BU.

 

C'est une BD qui se lit très facilement, entre deux activités, pour se détendre. Les dessins sont sympas, même si je ne m'y connais pas très bien dans ce domaine. J'ai trouvé la majorité des personnages plutôt anthipathiques, de Zoé à son ex-petit ami, en passant par Thomas. J'ai bien aimé le déroulement du récit dans l'univers littéraire et plus particulièrement dans le monde édiorial. C'est à vrai dire ce qui m'a le plus intéressée : Agathe et sa froideur, le marketing de l'édition, le rapport de Zoé aux livres...

 

Pour résumer, l'histoire est globalement assez plaisante, même si très immorale du début à la fin ! La scène finale paraît tout de même surréaliste, et enlève un peu de vraisemblance au reste du récit. 

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 21:32

 

 

 

Résumé :

 

À première vue, Aurèle est simplement une adolescente dévergondée. Elle ne se sépare jamais de son frère Jérôme, qui incarne la figure de l'idiot au sens propre. Ils vivent tous deux dans la banlieue de Mortissieux, près de Lyon. Au collège, ils suivent les cours de musique d'Anna Lussing. Anna qui devient pour Aurèle une obsession, un manque, puis une cible. Parallèlement, Pasquale Villano, un traducteur italien qui refuse la politique de Berlusconi et choisit l'exil en France, prend de plus en plus de place dans l'entourage d'Anna. Il s'éprend d'elle. La peur s'installe avec l'assassinat d'une jeune fille.

 

 

Mon avis

 

Voici un auteur que j'ai découvert au Livre sur la Place de Nancy : Stéphanie Hochet, prof d'anglais et collaboratrice à divers magazines littéraires. J'ignorais son existence bien que ce roman soit sa septième publication.

 

La distribution des lumières est un livre étrange, tant sur le fond que sur la forme. Cette espèce de remake du Lolita de Nabokov m'a moyennement plu. Il s'agit d'un roman polyphonique, chaque chapitre ayant un narrateur différent : on entre à tour de rôle dans les pensées d'Aurèle, de Pasquale et de Jérome. De ce fait, la figure centrale de l'histoire, Anna, est le personnage que le lecteur appréhende le moins bien, étant le seul qui ne s'exprime pas.

 

Le roman s'intéresse plus à la psychologie des personnages qu'à l'histoire à proprement parler. L'obsession d'Aurèle pour Anna n'est pas tellement évoquée alors qu'elle sert de fil conducteur. Les scènes au collège sont rares, de même que les rencontres entre la professeur et l'adolescente. En revanche, la relation fraternelle presque incestueuse entre Aurèle et Jérome est largement développée, de même que le ressenti politique de Pasquale concernant l'Italie. 

 

Aurèle est un personnage très dérangeant, on ressent presque le malaise de Pasquale quand il est en sa compagnie. Pasquale quant à lui est agaçant et ses décisions, de la première à la dernière page, sont vraiment déconcertantes et irréelles.

 

Finalement, je ne me suis que moyennement interessée à cette histoire, même si les personnages de Jérome et d'Aurèle sont curieux dans leur complexité. Ce n'est pas un livre qui me laissera un souvenir impérissable !

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:31

 

 

 

Résumé :

 

Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.
Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.

 

 

Mon avis :

 

[Le troisième paragraphe risque de révéler des indices sur la fin du roman].

 

Je lis enfin mon premier Philippe Claudel ! Ca faisait bien longtemps qu'il était dans ma liste de lecture, et Le Livre sur la Place (encore lui!), où j'ai pu brièvement le côtoyer, a acceléré les événements. Une chose est sûre : je ne regrette pas d'avoir commencé par ce livre qui m'a vraiment enchantée.

 

L'histoire paraît assez simple, voire banale. Un homme qui s'exile d'un pays en guerre, qui essaye de s'adaper à un nouveau pays en cherchant des choses à quoi se raccrocher. Mais ici, l'histoire générale devient vraiment singulière. On s'attache à Monsieur Linh, on souffre avec lui de ce mal du pays qui le ronge, de cette "absence d'odeur" de la terre d'accueil, de son manque de repères. On s'émeut de son amour pour sa petite fille, et de son amitié avec Monsieur Bark. Cette relation, qui s'affranchit des mots, est très touchante.  

 

Je suis souvent déçue par les fins de romans. Je n'aime pas quand ça se termine trop bien car trop prévisible, ni quand ça se termine trop mal car trop frustrant. La petite fille de Monsieur Linh a une fin proche de la perfection à mon goût. Je referme le livre et je constate, avec bonheur, que je me suis faite avoir du début à la fin. J'ai été complétement embarquée dans cette histoire et je n'ai pas du tout vu arriver ce dénouement bouleversant. Evidemment, tout prend sens à la lecture de la dernière page, et on a envie de relire le livre pour saisir toutes les subtilités de l'histoire. La fin est la clé de ce roman, car elle ajoute aussi une dimension infiniment triste et belle à la fois. Une mélancolie teintée d'espoir.

 

A mettre entre toutes les mains !

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 21:19

 

 

 

 

Résumé :

 

 Dans une petite ville du Chili oppressée par le régime de Pinochet, une boucherie de quartier est le théâtre de curieuses rencontres : des réunions obscures s’y tiennent, des passions s’y nouent...Un enfant aux yeux de nuit, une institutrice révolutionnaire et un boucher fort en gueule composent ainsi le trio majeur de cette fable teintée d’humour et de poésie. Mais derrière l’apparente naïveté s’esquisse une condamnation amère des régimes totalitaires...

 

 

Mon avis :

 

Voici mon dernier achat lecture qui date du Livre sur la Place de Nancy le week-end dernier. Le resumé de la quatrième de couverture m'a intéressée par son évocation de la dictature chilienne accompagnée de cette histoire d'amour originale. Je ressors de ma lecture avec un avis mitigé.

 

Le style de l'auteur (bien que certaines tournures me laissent sceptique quant à la traduction) est agréable et plutôt poétique, avec de belles métaphores. Les personnages, hauts en couleurs, sont attachants (surtout Tom le petit garçon) et les événements sont décrits de sorte que le lecteur se croit véritablement immergé dans l'histoire.

 

Cependant, je reste sur ma "fin" après avoir tourné la dernière page. Le roman est trop bref (80 pages) et ne permet pas, à mon sens, d'approfondir les sujets évoqués. La dictature est à peine traitée alors qu'elle est la clé de la scène finale. Une fin qui par ailleurs se révèle trop abrupte même si l'idée me semble bonne. De ces éléments nait une impression de superficialité qui nuit à l'appréciation du roman, ce que je trouve très dommage.

 

Je ne renonce pas à Gaetaño Bolán pour autant, et lirai donc son deuxième roman intitulé Treize alligators pour me forger un avis plus précis sur cet auteur.

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 01:58

 

 

Résumé :

 

Ah ! que la guerre est jolie quand on a quinze ans et que l'on aime ! Sur les bords de la Marne, tandis que tonne le canon, ils s'aiment, en effet, de passion coupable. Lui, un peu veule, à peine sorti de l'adolescence, nourri de Rimbaud, épris de liberté. Elle, déjà femme, risquant l'impossible du haut de ses 19 ans. Tous deux ivres de ce printemps assassin de 1917. Marthe vient juste de se marier ; Jacques, son époux, est au front. Le tromper au grand jour, c'est pousser trop loin l'inconscience, la trahison, le scandale... Et lorsque survient la promesse d'un enfant, l'amant s'éclipse comme un gamin aux prises avec une aventure d'homme... Comme les roses n'ont qu'une saison, il en est de même de l'amour. Un destin tragique, celui de Radiguet !

 

 

Mon avis :

 

De retour après quelques semaines d'interruption pour cause de déménagement et de rentrée, je reprends le fil du blog avec ce nouvel article. Voici un livre que j'avais déjà lu il y a plusieurs années, mais dont je gardais bien peu de souvenirs. J'avais même une fin différente en tête! Grâce à la liste de lectures conseillées pour la rentrée, j'ai replongé avec joie dans ce court roman. 

 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, avant tout pour le style et l'écriture poétique de Radiguet, qui sont vraiment un régal pour les yeux. L'histoire est peut-être un peu banal dans la littérature mais n'en reste pas moins prenante, même si les soucis d'alors semblent un peu dépassés pour notre époque (la différence d'age entre les deux amants est finalement assez ténue!) . J'ai aussi aimé les décors géographiques dans lesquels s'inscrit l'histoire, car ils me sont très familiers.

 

La période de l'adolescence est bien illustrée : le personnage principal est complexe à souhait et difficile à cerner. La fin est inévitable, et très bien amenée, même si elle a provoqué en moi une légère frustration que je ne dévoilerais pas ici. A vous de lire ce très beau livre qui enchantera tous les amoureux des beaux mots.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 01:18

 

 

Résumé :

 

Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s'aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique " tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L'amour résiste t-il à tout ? A l'usure du temps, à la trahison, à une tragédie ? Dans ce texte bouleversant, jamais traduit en français jusqu'à ce jour, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig, son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrières-pensées. les abîmes de l'inconscient.

 

 

Mon avis :

 

 

J'ai un peu hésité avant de laisser mon avis sur ce livre, car il n'a malheureusement pas presenté un grand intérêt pour moi. Je n'ai pas vraiment détesté, cela m'aurait au contraire permis d'écrire un article critique sur ce qui m'avait déplu, c'est simplement qu'il ne m'a fait ni chaud ni froid. Le genre de livre qui se lit très vite et qui s'oublie dix minutes après. Je suis déçue car Zweig est un auteur que j'apprecie en temps normal.

 

Que dire donc de cette nouvelle, retrouvée miraculeusement plus de 60 ans après sa mort? Une histoire assez banale, d'un homme pauvre et d'une femme riche et mariée qui tombent amoureux, sont séparés par la vie et se retrouvent des années après. Mouais...

 

Je ne me suis pas attachée au couple, la perspective d'éventuelles retrouvailles n'éveillait pas grand chose chez la lectrice que je suis. Le personnage masculin ne m'a pas beaucoup plu. La fin (y a-t-il une vraie fin?) est à l'image du livre : frustrante. On retrouve l'obsession de Zweig pour la guerre, la scène qui s'y rapporte vers la fin est assez réussie, accordons-le!

 

En bref, si vous voulez découvrir Zweig, ne commencez pas par ce livre!

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 03:41

 

 

 

 

Résumé :

 

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

 

 

Mon avis :

 

Après avoir lu La maison du sommeil,  j'avais envie de découvrir un peu plus Jonathan Coe et j'ai cedé au livre de poche qui me faisait de l'oeil en cet été 2010. J'en suis ressortie pas très avancée sur l'univers de l'auteur, tant le livre est différent du premier cité, mais véritablement emballée par ce changement.

 

J'ai adoré ce roman de bout en bout, il se commence un soir et empêche de dormir tant on est pris dans cette histoire familiale hors norme et profondément émouvante. J'ai été un peu effrayé au début par la forme que prend le roman, à savoir une photo décrite par chapitre, mais finalement ce choix se révèle astucieux. Je me suis sentie tout autant aveugle qu'Imogen en entendant les descriptions, forcée moi aussi de me représenter mentalement ces moments de vie figés sur papier. Mon seul petit instant de flottement correspond d'ailleurs au moment ou les trois femmes stoppent les cassettes pour se rendre au concert de l'une des filles. Je n'ai pas trop compris cette rupture qui n'apporte pas grand chose à l'histoire.

 

On va de rebondissement en rebondissement, on se prend d'affection pour cette vieille femme qui tente de léguer bien plus que des choses matérielles, à savoir sa mémoire. D'un point de vue global, j'ai trouvé ce roman très triste, empreint d'une nostalgie et d'un fatalisme qui me plaisent assez. C'est cette tristesse qui fait toute la beauté de l'histoire. On se rend compte à quel point la vie d'un être humain est jalonnée de rencontres en tout genre, de relations plus ou moins longues, et qu'au bout du compte les chemins se séparent souvent, les gens s'éloignent, et que reste-t-il? Des photos bien sûr!

 

En bref, je conseille La pluie avant qu'elle tombe à tout le monde, et préconise de laisser trainer un paquet de kleenex à proximité, on ne sait jamais!

 

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 02:06

 

 

 

Résumé :

 

Matilda est une petite fille très intelligente. Très, très intelligente. Elle apprend à lire toute seule à l'âge de trois ans, et elle adore ça. Cela n'est malheureusement pas du goût de ses parents, deux abrutis qui préféreraient que leur fille regarde, comme eux, des émissions stupides à la télé. À l'école, la petite Matilda n'est pas au bout de ses peines, puisque la directrice de l'établissement déteste les enfants et leur inflige les pires cruautés. Heureusement, il y a aussi une gentille institutrice. Et puis, Matilda a des talents vraiment exceptionnels...

 

 

Mon avis :

 

J'ai eu l'envie de me plonger dans ce livre en le voyant en lecture du moment chez une livradictienne. Ca m'a donnée très envie de me rappeler à mon enfance qui a été marquée par le film que j'ai beaucoup aimé.

 

C'est un livre très sympathique qui se lit rapidement, c'est parfait quand on veut s'aérer l'esprit et lire quelque chose de léger. Je pensais, au vu du film, que le livre était plus épais, et j'ai été un peu déçu de la concision du récit. Les événements s'enchainent assez rapidement et la fin arrive trop vite! J'ai évidemment passé mon temps à comparer la version papier et la version pellicule, et fait rare, je pense que je préfère le film. Le scénario est plus developpé et la relation entre Matilda et Mademoiselle Candy est plus touchante. Peut-être est-ce dû à l'actrice qui joue Matilda, en tout cas le ressenti n'est pas le même...

 

En bref, un joli livre pour retrouver son enfance, qui se savoure davantage si on y joint l'adaptation cinématographique. 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 17:56

 

 

 

Résumé :

 

Un homme, assis au volant de sa voiture, attend devant un feu rouge. Il devient soudain aveugle. C'est le début d'une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. En quarantaine dans un hôpital ou livrés à eux-mêmes dans la ville, privés de tout repère, les hordes d'aveugles devront faire face à ce qui, en l'homme, est le plus primitif : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Guidés par une femme, le seul être qui n'a pas été frappé par la  "blancheur lumineuse ", les personnages de ce magnifique et insolite roman connaîtront mille aventures. L'amour, la haine, la cruauté, l'indifférence, la peur, autant de passions qui nous aveuglent et à partir desquelles José Saramago bâtit une inquiétante allégorie des temps que nous vivons.

 

 

Mon avis :

 

Voici une lecture qui n'était pas prévu dans mon programme estival, mais que j'ai décidé de rajouter à la suite du décès de son auteur, le 18 juin dernier. José Saramago est un écrivain portugais, le seul lusophone à avoir reçu le prix Nobel de Littérature (1998), et j'ignorais son existence avant d'apprendre sa mort. Il était donc indispensable que je remédie à mon ignorance.

 

Je pensais, je l'avoue, m'engager dans une lecture barbante, et ce fut tout le contraire. J'ai adoré ce livre, cela faisait plusieurs mois qu'une lecture ne m'avait pas fait un tel effet (le dernier en date étant l'excellent Marche ou crêve de Stephen King). L'aveuglement fait partie de ces livres qui donnent envie de tout remettre en cause, il entraine des questions existentielles sur l'être humain, la société, les valeurs de la vie... C'est un livre coup de poing. On passe en quelques pages de l'horreur d'une scène, à la beauté d'un geste ou d'une parole. On se retrouve happé par l'histoire malgré une deuxième partie de livre où il est conseillé d'avoir le coeur plutôt bien accroché. 

 

Saramago prend le choix de ne pas donner d'identité à ses personnages, on ne connait pas leur nom, juste leurs caractéristiques. Ainsi, on suit les péripéties de ces anonymes noyés dans la masse : "La jeune fille aux lunettes teintées", "La femme du médecin", "Le vieillard au bandeau noir" ou le fabuleux "Chien des larmes". Le style est très agréable même s'il faut s'habituer au discours indirect libre qui est utilisé tout au long du livre.  

 

Evidemment, le récit est en tout point surréaliste mais il agit d'une façon métaphorique. On se rend compte combien l'espèce humaine est si proche de l'espèce animale, et le résultat est assez effrayant. C'est une grande réflexion sur le fameux thème civilisation/barbarie. Je referme néanmoins le livre avec des questions en suspend, l'impression de ne pas avoir saisi tous les ressorts de cette allégorie.

 

En bref, je conseille vivement cette lecture dont on ne ressort pas indemne, quant à moi je m'en vais avec hâte explorer l'oeuvre de José Saramago !

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