Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Livres, films, pièces de théâtre et spectacles en tout genre...
  • : « La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie. » Georges Duhamel
  • Contact

Rechercher

Catégories

27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 01:05

 

 

 

Résumé :

 

Coincé entre une progéniture ingrate et un talent de plus en plus incertain, le personnage principal de Mon chien stupide oscille entre un cynisme salvateur et des envies de fuite. Fils d'immigrés italiens, il caresse le rêve d'un retour à ses racines, fantasmant sur une vie paisible aux terrasses des cafés de la Piazza Navona à Rome. Mais pour l'heure, il faut courir le cachet, écrire des scénarios médiocres pour des séries télé affligeantes... ou le plus souvent aller encaisser un chèque des allocations de chômage. L'existence tumultueuse de la famille est bouleversée lorsqu'un gigantesque chien décide de s'installer dans la maison, pour le plus grand bonheur de l'auteur raté mais au grand dam du reste de sa tribu.

 

Mon avis :

   

On m'avait chaleureusement conseillée ce petit livre censé éradiquer toute déprime naissante chez le lecteur, et qui, il est vrai, s'annonçait assez drôle au vu de la quatrième de couverture.

 

Finalement, ce fut une lecture agréable mais sans plus. Certains passages sont effectivement amusants mais je ne peux pas dire que j'ai ri à gorge déployée de la première à la dernière page. L'aspect comique est surtout dû au cynisme du narrateur, auteur raté, qui décrit ses enfants sans concessions, et à l'arrivée de ce gros chien lourdaud "à tendances homosexuelles" qui apparaît aussi ridicule qu'attachant. Pendant les 155 pages de ce livre, on assiste à la vie de cette famille haute en couleurs que tous les enfants vont quitter au fur et à mesure pour prendre leur indépendance. Cela permet à John Fante de dresser un portrait au vitriole de la famille américaine moyenne ainsi que de la société dans laquelle elle évolue. 

 

Mais l'atmosphère qui se dégage du roman reste quand même assez morose. Sous couvert d'ironie et de sarcasme, on devine la vraie difficulté à cohabiter avec sa propre famille, la tristesse pour des parents de laisser partir ses enfants, si bêtes soient-ils, et enfin, la complexité pour un couple de se retrouver en tête à tête dans une grande maison vide. On décèle alors la tendresse dont est empreint ce roman : l'affection que ce père de famille voue à ses chiens successifs, ses plus fidèles compagnons, mais aussi celle qu'il éprouve pour sa famille qu'il ne parvient pas à quitter pour rejoindre Rome, ville de ses rêves.

 

Pour conclure, la vraie réussite de ce roman est qu'il donne une irrésistible envie d'aller chercher un gros chien pour embellir son quotidien ! Stupide est sans doute le personnage le plus touchant de cette histoire.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 20:01

 

 

Résumé :

 

Une île sauvage du sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor que Jim décide d'emmener son fils de 13 ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d'échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

 

Mon avis :

 

Cela faisait plusieurs semaines que je lisais des critiques dithyrambiques sur ce livre, j'ai donc sauté sur l'occasion quand j'ai vu qu'il était disponible dans ma BU. Je vais ainsi pouvoir me joindre aux avis positifs.

   

Le roman est divisé en deux parties distinctes, très différentes car construites selon un point de vue narratif différent. Les 113 premières pages voient la narration se focaliser sur le personnage de Roy, tandis que le reste du livre est raconté à travers le père. Ce choix permet d'approfondir la psychologie complexe de chacun des deux personnages. Car le point fort de ce livre est la construction remarquable des protagonistes, entre un père détestable et à moitié fou, et un fils aveuglé par un mélange de fierté et d'amour filial, et dont les décisions laissent souvent pantois. On a du mal à rester de marbre face aux événements : on a souvent envie de secouer Roy pour le faire réagir ou de frapper ce père insupportable... Bref, ce n'est pas une lecture de tout repos.

 

J'ai beaucoup aimé la deuxième partie dont la lecture m'a paru plus fluide (sauf les dernières pages qui ne m'ont que moyennement convaincue), car elle parvient à réhabiliter le père un minimum, et surtout elle recèle de moments paradoxalement très drôles. La première partie quant à elle provoque un vrai malaise chez le lecteur, et ce dès le début : le huis clos est parfaitement rendu par l'auteur. J'ai sans cesse eu cette fameuse réflexion : "Mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ?".

 

J'ai donc beaucoup aimé ce roman qui prend aux tripes, cependant je n'ai pu me défaire de ce sentiment d'irréalité : comment une mère peut-elle laisser son fils partir seul sur une île déserte pendant un an ? J'ai été embarquée dans l'histoire mais je n'y ai jamais cru vraiment. Qu'importe, le roman est trop réussi pour s'arrêter à ça !

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 15:15

 

 

Résumé :

 

« Mon père a refermé la bouche en mâchant dans le vide, il s'est redressé et a regardé sa montre. On était vendredi, je n'avais pas école le lendemain. Donc je pouvais l'aider. Embarrassé à l'idée de m'imposer sa vie, il trouve toujours un moyen d'alléger le truc. Là, il a dit : — Bon alors mon Polo, tu viendé ou pas ce soir ? Une petite faute de français rigolote pour soulager tout ça, un peu d'humour pour camoufler le désastre de la soirée. Une soirée qui s'avère être sa vie en fait. J'ai souri, ça détend mon père, et j'ai répondu comme à chaque fois : — Je viendé, je viendé... Je l'aime mon père, mais j'ai du mal à l'admirer. Souvent, quand je le regarde, il est à quatre pattes, alors forcément ça manque un peu de hauteur tout ça... » Avec le sens de la formule, le rythme virevoltant, la verve irrésistible qui ont fait le succès, en librairie et au théâtre, de Confidences à Allah, Saphia Azzeddine donne la parole à Paul, 14 ans. Il a une famille impossible, des amours inexistantes, sa cité est lugubre, son avenir douteux, mais il a découvert une arme pour s'en sortir : les mots, et il commence à se demander si la fatalité ne peut pas être vaincue, parfois.

 

Mon avis :

 

Je voulais découvrir Saphia Azzedine depuis quelque temps déjà, et j'ai finalement choisi Mon père est femme de ménage car c'est le livre dont la thématique m'intéressait le plus.

 

J'ai globalement bien aimé ce roman. On s'attache à cet adolescent tiraillé entre son amour pour sa famille (pour son père surtout) et la honte qu'elle lui inspire. L'auteur parvient bien à saisir les personnages grâce aux mots qu'elle leur fait prononcer. Elle se met dans la peau de Paul (Polo), narrateur et personnage principal, qui raconte avec son langage d'ado de 14 ans l'histoire de sa vie. Le lecteur passe alors, comme lui, par tous les sentiments. Il se montre souvent cruel dans le jugement qu'il porte sur son père, mais on ne peut s'empêcher de lui donner raison. Puis il se sent coupable de l'avoir si mal considéré quand celui-ci fait preuve de générosité ou de bonne volonté, nous plongeant nous aussi dans la culpabilité. Les scènes du compte en banque et de la réunion parents/professeurs sont très bien amenées à cet effet. De même, le repas familial avec la tante est très bien trouvé.

 

Ce roman est aussi très drôle. Saphia Azzedine trouve de bonnes formules et de bonnes chutes. Le vocabulaire est parfois cru, brut. En lisant, j'ai beaucoup pensé à la chanson de J-J Goldman, "Envole-moi". C'est tout à fait ça, ce besoin de s'extraire de sa condition par les mots : "Non, les mots de la bibliothèque m'arracheront à mon destin de beauf", dit Paul. La fin est peut être un peu décevante pour ceux qui croyaient en cet adolescent ayant soif de culture. Mais elle est peut être plus réaliste. Un livre à lire.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 21:17

 

 

Résumé :

 

13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel-Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.

 

Mon avis :

 

Suite de mon exploration des prix, voici le Goncourt des lycéens. Le resumé de cet ouvrage ne m'inspirait pas énormément, je l'avoue, et pourtant ce fut une agréable découverte.

 

La forme du livre d'abord, publié chez Actes Sud. Le format est original : long mais étroit, couverture exotique, titre énigmatique. Les chapitres courts s'enchainent rapidement et rendent la lecture fluide et agréable. Après des débuts balbutiants où j'ai mis quelque temps à être immergée dans l'histoire, j'ai dévoré les quelques 153 pages sans m'arrêter. Mathias Enard est sans aucun doute un érudit, son écriture et son sujet le prouvent aisément, et c'est vraiment très plaisant. J'ai dû à plusieurs reprises consulter Internet pour connaitre la signification de tel ou tel mot, ou pour comprendre un peu mieux les enjeux de cette époque et de cette région que je connais mal. Mais cela entrave peu la lecture.

 

Toujours est-il qu'on est rapidement happé par l'atmosphère de ce Constantinople du XVIe siècle, on parvient presque à en sentir les parfums. On s'attache à ce Michel-Ange rendu très humain et on souffre avec lui des contradictions qui l'agitent : le corps contre l'esprit, le pape contre le sultan, les beautés de l'Orient contre les préceptes de l'Occident. Enfin, on s'émeut de cette relation qui se tisse entre lui et Mesihi, si belle, si pudique, si cruelle.  On s'intéresse enfin à la vie des artistes de cette époque, faite de frustrations, de considérations financières, de rivalités (les passages sur De Vinci sont particulièrement savoureux) et de soumissions aux puissants.

 

Bref, pour son histoire singulière, pour sa richesse, pour sa poésie et pour son exotisme, je conseille vivement ce livre !

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 19:45

 

 

 

Résumé :

 

Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.

Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.

Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.

Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures.

L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

 

Mon avis :

 

Après le Renaudot de Virginie Despentes, j'ai décidé de me lancer dans la lecture du Goncourt, histoire de me faire un véritable avis sur les prix littéraires.

 

Si Apocalypse Bébé ne m'a pas laissée de souvenirs impérissables, La carte et le territoire m'a carrément "emmerdée" (c'est le mot) du début à la fin. Après quelques dizaines de pages seulement, ma seule envie était de parvenir à la fin du livre pour en commencer un autre. Autant dire que j'ai lutté pour ne pas lacher avant la 428e page...

Je n'ai jamais éprouvé le moindre intérêt pour l'histoire de cet artiste qui photographie des cartes routières, qui a des problèmes de communication avec son père, qui cherche sa place dans le monde... Et c'est finalement l'expression qui s'impose à moi après la lecture de ce livre : sans intérêt.

 

Impossible également d'accrocher au style de Houellebecq, que j'ai toujours trouvé maladroit, qu'il s'agisse de sa manie des périphrases (a-t-il réussi à caser tous ses livres à coups de "l'auteur des Particules élémentaires" ?), de sa passion pour l'expression "un peu" ou pour le verbe "dodeliner", ou bien de sa manie à décrire les appareils et les événements dans les moindres détails (intéressant de savoir que l'appareil photo de Jed est un Nikon D3x ZRT-AV2, ou que son billet d'avion pour l'Irlande lui a couté 4,99 € chez Ryanair, mais qu'en fait avec les taxes ça revenait à 28,01€ , "ce qui demeurait modique", dixit Houellebecq). Je ne parle même pas de la présence des Beigbeder, Pernaut et autre Patrick Le Lay, digne d'un mauvais numéro de Closer.

 

En bref, je conseille de mieux investir les 22 € nécessaires à l'achat de ce livre, et j'espère que les deux autres prix littéraires de la rentrée 2010 qui attendent dans ma PAL vont atténuer ces décéptions.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 01:00

 

 

 

Résumé :

 

Lundi 6 décembre 1954, l'Académie Goncourt s'apprête à décerner son prix à Simone de Beauvoir. Comme chaque semaine, Gérard Cohen, garçon de courses chez Gallimard, se rend chez Louis-Ferdinand Céline qui vit à Meudon comme au purgatoire : le débutant se confronte alors au génie, l'adolescent au vieil homme et le juif à l'antisémite. Celui qui ne fut pas vraiment un martyr doit faire face à celui qui ne fut même pas un bourreau. La ''visite au grand écrivain'' devient alors une remontée du fleuve, dans les méandres de la mémoire et les profondeurs de la jungle. Peinture du milieu littéraire des années cinquante, errance dans un Paris disparu, Le réprouvé est un grand roman initiatique.

 

 

Mon avis :

 

Voici un livre dont j'avais entendu parler dans l'émission "Ca balance à Paris" il y a plusieurs semaines. J'avais depuis très envie de le lire et un partenariat Blog-o-book avec l'Editeur m'en a donnée l'opportunité.  

 

J'ai vraiment beaucoup aimé Le réprouvé. Gérard Cohen, le narrateur, emporte le lecteur dans sa traversée de Paris, depuis le siège de Gallimard jusqu'à Meudon, antre de Louis-Ferdinand Céline. A la lecture de la quatrième de couverture, je m'attendais à un récit, au présent, des péripéties du personnage durant ce court voyage. Au lieu de cela, il s'agit davantage d'un périple sujet à déterrer le passé, celui de la guerre achevée moins de dix ans auparavant et à laquelle Gérard, juif, ainsi que toute sa famille, ont survécu. 

 

Le roman alterne ainsi, de façon assez réussie, entre scènes du passé et scènes du présent, pendant lesquelles Gérard est en perpétuel questionnement sur son identité et sa religion. Si le quotidien du narrateur sous l'occupation est très captivant et intéressant à lire, les événements du présent n'en sont pas pour autant dénués d'intérêt. La scène morcelée avec la prostitué est particulièrement réussie. Cela est en grande partie dû à l'écriture ciselée et très agréable de Mikaël Hirsch, qui à elle seule justifierait un succès de librairie pour ce livre.

 

J'ai en revanche quelque peu peiné concernant les descriptions du Paris des années 50, peut-être un peu lourdes, surtout pour qui n'est pas parisien. L'ambiance littéraire de ces années-là est quant à elle passionnante, même si mon manque de connaissances littéraires de cette période m'est apparue avec acuité et m'a empêchée, je pense, d'en savourer à juste titre les subtilités.

 

Pour résumer, un très bon livre que je conseille vivement. J'aurais aimé en dire plus, tant ce roman est riche, mais je ne voudrais pas tout révéler et gâcher le plaisir de la lecture. Un grand merci à Blog-book et à l'Editeur pour la découverte de cet auteur promis à un bel avenir.

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 19:50

 

 

Résumé :

 

Craig grandit dans un cadre idyllique, celui d'une ferme isolée dans les bois du Wisconsin, entourée d'animaux sauvages et bienveillants. Mais à quelques kilomètres de ce paradis, il y a le pire de l'Amérique profonde : une petite ville repliée sur elle-même, violente, raciste. Une intolérance subie de plein fouet, à laquelle vient s'ajouter une culpabilité omniprésente entretenue par son éducation ultra-catholique. Lassé de l'autoritarisme de son père et des brimades vécues à l'école, Craig se réfugie dans le dessin, "plaisir frivole" dont s'efforcent de le détourner ses professeurs.

 

Mon avis :

 

Encore une jolie découverte dans la collection "Casterman Ecritures" qui propose des livres graphiques de très bonne qualité. Blankets est une autobiographie réalisée par un jeune écrivain américain, Craig Thomson, et qui a reçu de nombreuses récompenses.

 

Quand on referme ce livre, l'atmosphère particulière qui se dégage de l'histoire laisse une empreinte durable dans l'esprit du lecteur. C'est une BD pleine de tendresse qui retrace l'enfance et l'adolescence de l'auteur qui a grandi dans un milieu très catholique. Et c'est sûrement ça qui frappe le plus à la lecture : le poids de la religion dans la construction d'un être humain. Craig passe son adolescence à se battre contre lui même, contre ses désirs et ses instincts, se confrontant sans cesse aux préceptes du catholicisme. Le portrait du Christ accroché au mur de sa chambre agit comme un fardeau sur ses épaules. On voit alors la foi de Craig évoluer avec le temps.

 

Les relations humaines sont très bien rendues sur le papier, que ce soit le lien fraternel, très émouvant, qui s'étiole à mesure que les frères grandissent, jusqu'à les convertir en deux inconnus ; ou l'histoire d'amour entre Craig et Raina, pleine de pudeur et de poésie.

 

Craig Thomson arrive avec succès à dresser le portrait d'êtres humains empêtrés dans une Amérique profonde. A ne pas manquer !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:52

 

 

 

Résumé :

 

Quand votre usine ferme ses portes du jour au lendemain, sans raison apparente, et que votre frère reprend contact avec vous après deux ans de silence pour vous annoncer que sa femme et sa fille viennent dêtre kidnappées, vous pouvez vous dire que les choses ne tournent plus vraiment rond. Mais quand vous découvrez un lien entre ces deux événements a priori totalement étrangers, vous comprenez qu'il ne sagit là ni du hasard ni même de la malchance. Vous pouvez croiser les doigts et espérer que tout va bien se passer. Vous pouvez, mais au fond, vous savez qu'il est sans doute déjà trop tard et que plus rien ne pourra éviter le pire.

 

Mon avis :

 

Livre lu dans le cadre d'un partenariat avec Blog-o-book, le résumé plutôt accrocheur m'ayant donnée envie de me plonger dans ce thriller politique.

 

Après quelques pages pendant lesquelles on tente de s'habituer au style et au changement constant de point de vue narratif, on est assez rapidement pris dans le récit, même si le rythme est inégal. C'est un livre qui se comprend au fur et à mesure, les éléments sont amenés petit à petit, ce qui contribue à perdre le lecteur dans cette histoire ou tous les événements paraissent isolés mais finissent par se recouper.

 

L'écriture de l'auteur est quant à elle déconcertante dans un premier temps, puis on s'habitue à ce style oral qui se révèle assez drôle quand il s'agit de la voix de Victor. Les métaphores et comparaisons sont tantôt originales et amusantes, tantôt déconcertantes et trop "prosaïques". Par ailleurs, un peu trop de "putain" à mon goût, et une overdose de point virgule !

 

Finalement, Bloody Valéria est un roman divertissant qui se lit facilement. On éprouve tout de même des difficultés à croire en la possibilité qu'un tel complot politique existe dans la vie réelle, comme une impression que les ficelles sont ici trop grosses. Le dénouement est trop facile et manque selon moi d'un ultime rebondissement.

 

Merci à Blog-o-book et aux éditions "Mon petit éditeur" pour ce partenariat !

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 17:22

 

 

 

Résumé :

 

Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se recontrer, et finissent par composer, sur ton ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.

 

 

Mon avis :

 

Voici mon troisième livre de la rentrée littéraire, et le premier roman de Virginie Despentes que j'ai l'occasion de lire. Je débarque donc en néophyte dans l'univers de cet auteur.

 

On rentre dans l'histoire petit à petit, après quelques informations contextuelles dans les premières pages pour poser le décor. Ensuite, le roman se laisse lire facilement. Chaque chapitre nous fait entrer dans l'esprit d'un personage clé de l'histoire : La hyène, Lucie, Valentine, François Galtan ...  C'est assez intéressant car cela nous permet de percevoir l'histoire et même certaines scènes sous des angles différents. Le roman prend rapidement la forme d'un road movie à travers l'Espagne à la recherche de Valentine.

 

En ce qui concerne le style, j'ai eu plus de mal. Je savais que V. Despentes était connue pour un langage cru, et ça ne m'a pas beaucoup plu. Je n'ai pas trouvé le moindre intérêt à ces scènes d'orgie qui semblent être présentes uniquement pour le trash. Concernant le reste de l'histoire, je n'ai pas particulièrement accroché à l'écriture. Finalement, je n'ai pas vraiment accroché à ce livre en général. Il y a certes quelques moments drôles, et un intérêt partciculier pour ce personnage étrange qu'est la Hyène. Mais le tout retombe vite, jusqu'à cette fin sans queue ni tête, complètement surréaliste dont on ne sait même pas si elle vise à dénoncer quelque chose, et ou tout reste en suspens.

 

En bref, un livre pour lequel je n'aurais sans doute pas attribué le prix Renaudot.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 19:36

 

 

Résumé :

 

Kiki de Montparnasse, née Alice Prin au tout début du XXe siècle, fut l’une des figures les plus marquantes de la vie artistique parisienne de l’entre-deux guerres, lors des Années Folles. Égérie et amie de très nombreux artistes – Modigliani, Duchamp, Desnos, Picasso, Cocteau, Aragon, bon nombre des surréalistes –, Kiki fut la muse et l’inspiratrice de créateurs devenus depuis des signatures majeures de l’art moderne, comme Foujita et Man Ray. C’est cette existence hors norme, retracée à travers la plupart des épisodes-clés d’un parcours de vie trépidant, que racontent avec passion Catel et José-Louis Bocquet, dans un album ambitieux qui est autant l’évocation d’une époque que le magnifique portrait d’une femme libre. Plus de trois cent planches de création exigeante et généreuse, en hommage à l’art sous toutes ses formes.

 

 

Mon avis :

 

Relecture d'un de mes plus gros coups de coeur de ces dernières années, je tenais beaucoup à en parler sur ce blog afin d'en faire l'éloge.

 

Cette biographie sous forme de bande dessinée se lit comme un véritable roman. On suit la vie de Kiki de Montparnasse, femme célèbre en son temps mais oubliée de nos jours, avec grand bonheur. On est pris dans ce tourbillon qu'a constitué sa folle et passionnnante existence, jusqu'à se croire immerger dans le Montparnasse des années 20, entouré de Picasso et Desnos. Cet univers culturel est captivant et très instructif : de la guerre entre le dadaisme de Tzara et le surréalisme de Breton, à la poésie grivoise de Desnos en passant par le talent de Man Ray, on n'a qu'une envie en fermant ce livre, celui de redécouvrir cette période foisonnante du XXe siècle.

 

Les dessins en noir et blanc sont très bien faits, et la représentation des personnalités est vraiment réussie. L'histoire d'Alice Prin est très bien contée (même si les pages concernant son enfance sont peut-être un peu trop longues) et se mêle parfaitement bien à la grande Histoire. A la fin, les deux auteurs ont eu la bonne idée de joindre une petite biographie de tous les artistes croisés dans le livre, à savoir  Foujita, Soutine, Hemingway et bien d'autres.

 

Cette bande dessinée est une réussite que je ne me lasse pas de lire et que je conseille à tout amoureux du milieu artistique et à tout amoureux de Paris !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
.