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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 17:44

 

Résumé :


Les Jeux olympiques sont l’un des plus grands spectacles mondiaux. Nous venons y contempler les dieux du stade accomplir des exploits, vivre des tragédies, rechercher le geste parfait. Nous y observons aussi – le sport n’est pas hors du monde – les enjeux géopolitiques et économiques, les progrès techniques, et puis les mesquineries, la corruption, le dopage, etc. Un concentré de notre société et des destins individuels mélés.
Du poing ganté de cuir noir des athlètes Carlo et Smith à Mexico aux courses irréelles d’Usain Bolt, du parcours de la flamme olympique à l’attentat de Munich contre l’équipe israélienne, d’Alain Mimoun et son mouchoir blanc à Nadia Comaneci et à tous ces moments célèbres ou un peu oubliés qui habitent notre mémoire collective, voici 100 histoires qui ont fait celle des Jeux olympiques.

 

Mon avis :


Tous les 4 ans à l'approche de l'été, une même excitation mêlée d'émotion s'emparent de moi en pensant à l'ouverture prochaine des Jeux Olympiques. Revoir les athlètes qui m'ont fait vibrer 4 ans plus tôt, assister à de nouvelles histoires extraordinaires qui marqueront les JO... C'est pourquoi, afin de combler mon impatience, j'ai choisi de recevoir ce petit Que sais-je consacré aux JO dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio.


Les 100 histoires des Jeux Olympiques est un bon ouvrage pour celui qui veut découvrir les Jeux Olympiques. L'auteur s'attache à aborder de nombreux thèmes et de nombreux athlètes, et même le connaisseur apprendra des choses. Evidemment, 100 histoires sur 127 pages impose une certaine concision que j'ai regretté, notamment sur les femmes, et certaines d'entre elles sont peut-être un peu trop franco-françaises pour avoir leur place dans ce livre (je pense ici à Emilie Le Pennec par exemple). Mais c'est somme toute compréhensible pour une ouvrage destinés aux francophones. 


Hormis cela, j'ai adoré retrouver la grande Nadia Comaneci, Eric Moussambani et Usain Bolt, j'ai aimé découvrir le destin hors norme de Florence Griffith-Joyner et les coulisses du poing levé de Carlos et Smith, et j'ai apprecié la présence d'un chapitre sur Oscar Pistorius, tourné vers l'avenir.. Un ouvrage indispensable pour tout amateur des Jeux et qui illustre bien la portée historique et surtout humaniste de ce grand rendez-vous.


Merci aux éditions PUF et à Babelio pour ce beau partenariat.

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 21:58

 

 

Résumé :

 

La vie est grise. Simon Muchat, auteur de bandes dessinées, est en panne d'inspiration et son existence est en perte de sens. Invité à passer quelques jours au Portugal, il retrouve par hasard ce qu'il n'était pas venu chercher : les odeurs de l'enfance, le chant des rires de vacances, la chaleur lumineuse d'une famille oubliée - peut-être abandonnée. Quel est le mystère des Muchat ? Pourquoi Simon se sent-il de nulle part ? Et pourquoi, sans rien comprendre de cette langue étrangère, vibre-t-il à ses accents ? Des réponses et d'autres questions l'attendent au cours de ce voyage régénérateur. Ancré dans son passé gommé, Simon pourra enfin retracer sa propre trajectoire.

 

Mon avis :

 

J'ai peu de temps pour mettre mon blog à jour ces derniers temps, mais je tenais beaucoup à écrire un article sur cette magnifique bande dessinée qu'il m'a été donné de lire récemment.

 

Je sais qu'on encense un peu trop ce livre, et que ça peu créer un agacement et /ou une déception après lecture. Ce me rappelle un peu le Polina de Bastien Vivès que tout le monde a adoré et qui ne m'avait pas fait tellement d'effet. Mais ce Portugal là, c'est une toute autre histoire. Quelle beauté ! Les dessins, les couleurs chaudes (mention spéciale à Ruby pour la dernière partie, magnifique), les dialogues... Chaque changement de ressenti ou de lieu donne lieu à un changement graphique très réussi. Et puis certaines cases, certaines situations sont touchées par la grace, notamment quand Simon se retrouve immergé dans la langue de ses ancètres. C'est tout à la fois émouvant, drôle, triste...

 

J'ai refermé ce gros ouvrage et je n'ai eu qu'une envie : dire un grand merci à Cyril Pedrosa. Merci pour ce moment de poésie et de tendresse, merci d'avoir si bien reproduit les sentiments des enfants et petits enfants d'émigrés (en tout cas d'avoir si bien reproduit les miens) et surtout, merci d'avoir rendu un si bel hommage au Portugal. Les dernières planches de paysage sont absolument sublimes.

 

Une bande dessinée, que dis-je, un beau livre à acheter de toute urgence ! 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:27

 

 

Résumé :

 

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer !

 

Mon avis :

 

J'avais bien aimé le premier tome de cette histoire et la fin m'avait plu, je n'attendais donc pas particulièrement de suite à la relation entre Emmy et Léo. Mais puisque l'auteur en a décidé autrement, je n'allais pas m'en priver !

 

J'ai lu aussi vite ce roman que le précédent. Je l'ai lu avec plaisir mais j'ai moins accroché. Ce qui faisait l'intérêt de la relation entre Emmy et Léo, c'est la tension présente entre eux du fait qu'ils ne s'était jamais vu. Or, dans ce tome 2, ils se rencontrent assez rapidement, la suite se révèle donc moins intéressante. Je conçois toutefois que l'auteur n'avait pas tellement le choix, il fallait bien faire avancer l'histoire (ou, ce qui aurait été mieux, ne pas faire de suite !).

 

Hormis cela, on retrouve les même ingrédients dans les deux livres, Emmy est toujours énervante tandis qu'on se prend encore d'affection pour Léo. Cependant, j'ai trouvé que les deux éléments dans la vie des deux personnages qui mènent au dénouement sont un peu faciles...

 

Bref, un roman sympathique tout de même !

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 16:32

 

 

Résumé :

 

Sur les rives d'un lac glaciaire au coeur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd'hui adultes. Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, toute à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible. Après Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010, le second roman de David Vann est une oeuvre magistrale sur l'amour et la solitude. Désolations confirme le talent infini de son auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l'âme humaine.

 

Mon avis :

 

Si j'ai voulu lire ce roman dans le cadre du match de la rentrée littéraire organisé par PriceMinister, c'est parce que j'avais beaucoup aimé Sukkwan Island, le précédent livre de David Vann dont j'avais fait la critique sur ce blog. Il m'avait fait forte impression et j'espèrais avoir un sentiment similaire avec Désolations.

 

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce roman, mais je n'ai pas eu de coup de coeur. J'ai été un petit peu déçue par ce nouvel ouvrage. Bien sûr, on retrouve des éléments du premier roman : l'Alaska, l'île déserte, le rapport de force entre les personnages... J'ai ressenti le même malaise dû à l'atmosphère oppressante que construit l'auteur. Même si on n'est plus dans un huis clos et qu'on suit le destin de trois couples, on est quand même mal à l'aise lors des faces à faces, entre Gary et Irène notamment.

 

Là encore, on a du mal à comprendre les réactions et les décisions des personnages. J'ai eu une folle envie de secouer tour à tour Gary et Irène qui s'empètrent dans des obligations morales sans oser réagir. De même avec Rhoda et Jim qui forment un couple tellement mal assorti qu'on se demande ce qu'ils font encore ensemble. En ce qui concerne la fin, je m'y attendais, comme sans doute tous les lecteurs de Sukkwan Island, et j'ai été déçue que David Vann cède à cette facilité. Pourtant, l'idée de la migraine destructrice d'Irène était bonne, et aurait mérité un meilleur épilogue.

 

Ce qui m'a le plus gêné est le vocabulaire assez technique qu'on retrouve tout au long du roman, que ce soit à propos des bateaux ou des matériaux de construction pour la cabane. J'ai trouvé également que les descriptions interminables de la nature environnante nuisait à la fluidité du roman. C'est cependant intéressant de voir que cette nature, censée représenter un idéal face à la difficulté des rapports humains, se révèle être une vériatble prison qui accable les personnages.

 

Pour conclure, ne lisez pas Désolations si vous prevoyez de visiter l'Alaska, ou pire encore, si vous êtes sur le point de vous marier ! Merci à PriceMinister et à son opération "Les matchs de la rentrée littéraire" pour cette lecture !

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 00:09

 

 

Résumé :

 

Un adolescent doué pour la magie est recueilli par un grand magicien et son épouse qui vont l'élever comme leur fils. Une relation étrange, entre jalousie, amour et rapport de force, va s'installer entre le père et le fils.

 

Mon avis :

 

Je me suis demandé s'il était vraiment nécessaire que je fasse la critique du nouveau Nothomb que, pour la première fois depuis que je lis cet auteur, je n'ai pas acheté lors de la rentrée littéraire.

 

Amélie Nothomb se révèle donc égale à elle même en publiant un roman vite lu et vite oublié. Depuis Ni d'Eve ni d'Adam en 2007, les années se suivent et se ressemblent dans la mauvaise qualité. J'ai trouvé Tuer le père sans intérêt, qu'il s'agisse de l'histoire qui ne m'a jamais intéressée, mais aussi (et surtout) le style qui abuse d'anglicismes et est dépourvu de toute l'ironie qui caractérise l'auteur.

 

J'ai refermé le roman et je n'en ai rien retenu. Je me suis surprise deux jours plus tard à me demander "Comment se finit le livre, déjà ?". Bref, à ne pas acheter si possible, voire à ne pas lire !

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 20:49

 

 

Résumé :

 

"'Je vous ai accordé une salle. Une salle, vous savez, ça n'a pas de prix. C'est la 229, bâtiment G. G229. Allez chercher la clé chez la concierge. Bon, je crois que cet entretien est terminé. Nous nous croiserons souvent désormais. Bienvenue ici.' Je remercie le proviseur, mais il ne m'écoute déjà plus. Un proviseur, ça a beaucoup de choses à penser. Un prof, non... Un prof, ça ne pense qu'à une chose, ses classes. Puis soudain, il est de nouveau là, présent. Il me fixe. Il dit : 'Le plus dur, dans le métier, vous savez, c'est de manier le on et le je.' Je réponds que euh, je ne suis pas sûr de comprendre. 'C' est une institution, l'école. Vous entrez dans un bulldozer. Il faut arriver à en devenir membre sans perdre son individualité. Ce n'est pas aussi facile qu'on le croit, vous verrez. Le on et le je. Réfléchissez-y. Bonne chance !'"

 

Mon avis :

 

J'avais déjà entendu parler de Jean-Philippe Blondel, mais je n'avais jamais eu la curiosité d'ouvrir un de ses livres. Le thème de son dernier roman, à savoir le métier de prof, m'a poussé à le faire.

 

J'ai vraiment beaucoup aimé. Il se dégage une telle mélancolie et une telle tendresse de ce livre que j'ai souvent eu la gorge serrée en lisant certains passages. La transmission, le temps qui passe, les élèves qui vont et qui viennent, les rêves de jeunesse qui ne se réalisent jamais... Et puis ce métier répétitif et un peu décourageant parfois, jusqu'à ce qu'une situation, un élève, vous convainquent que c'est le plus beau métier du monde. J'ai apprécié cette succession de hauts et de bas, ce tableau nuancé et réaliste.

 

Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est que je me suis souvent retrouvé dans ce livre. Je ne suis pas prof mais j'ai évidemment été élève, et j'ai longtemps été attirée par le professorat. Tout le positif que Blondel tire de ce métier a vraiment résonné en moi. J'ai particulièrement aimé l'analyse de cette inspectrice, qui affirme que le narrateur est prof parce qu'il ne veut pas abandonner définitivement ses 17 ans. Et puis j'ai adoré le style, fait de phrases courtes qui donnent un vrai rythme à l'histoire.

 

Je recommande chaudement ce roman, qui redonne envie de retourner au lycée autant qu'il donne envie d'être prof !

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 19:45

 

 

Résumé :

 

L'Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d'Endikiev. Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d'Amecareth reviennent-elles sur le continent après des siècles de paix pour mettre à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d'Emeraude - six hommes et une femme - sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin et repousser les forces du mal. Leur quête périlleuse commence alors. Ils devront pour cela accomplir l'étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de 2 ans, au sort du monde... Dans la lignée du Seigneur des anneaux et Eragon, voici le premier tome d'une saga fantastique qui réveille des temps lointains peuplés d'elfes, de fées et de magiciens.

 

Mon avis :

 

En quête de nouvelles lectures SF, la saga des Chevaliers d'Emeraude a été la première à me passer entre les mains. Autant le dire, j'ai commencé cette lecture à reculons, ayant dans l'idée que ça risquait peu de me plaire mais qu'il fallait que je me force à découvrir d'autres registres littéraires...

 

Finalement, après 100 bonnes pages un peu laborieuses pendant lesquelles j'ai eu plusieurs fois envie d'abandonner, je me suis laissée prendre à cette histoire de royaume, de chevaliers et de magiciens. J'ai bien aimé l'idée de cette fraterie composée des sept Chevaliers d'Emeraude, leur dévouement les uns aux autres et leur capacité à communiquer par la pensée. Par la suite, j'ai également aimé assister à la création du lien entre Chevaliers et écuyers. J'ai beaucoup moins adhéré aux stéréotypes du genre "Chloé, la seule fille du groupe, apporte plus de douceur, elle est plus compréhensive"... Bof bof quoi...

 

Niveau originalité, j'ai été moyennement convaincue. Ayant peu de références fantastiques, j'ai tout de même observé de nombreuses similitudes avec Harry Potter. Le magicien Elund rappelle Dumbledore, sans oublier l'existence d'une sorte d'école au Royaume d'Emeraude pour former les jeunes, la naissance de certains humains dotés de pouvoirs magiques, la forêt interdite et puis surtout, la prophétie... Du coup, j'ai beaucoup comparé les deux sagas et force est de constater qu'Anne Robillard semble encore loin du talent de J.K Rowling.

 

J'ai quand même pris du plaisir à lire ce roman et j'envisage même de lire les prochains tomes !  

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 02:28

 

 

Résumé :

 

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

 

Mon avis :

 

Je me suis engagée dans cette lecture avec beaucoup d'a priori. L'idée d'un roman épistolaire "moderne" dans lequel les mails remplaceraient les lettres manuscrites me laissait sceptique. Pourquoi pas un roman épistolaire sous forme de messages twitter tant qu'on y est ? Laclos peut se retourner dans sa tombe. Et puis la surabondance de bonnes critiques me semblait bien louche...

 

J'ai donc eu du mal à rentrer dans l'histoire, et au bout d'une dizaine de pages quelque peu ennuyeuses, j'ai laissé le livre de côté. Bien m'en a pris de m'y replonger, car pour faire dans l'originalité au sein de la blogosphère : j'ai beaucoup aimé ce roman. Je ne parlerai pas de "l'originalité" de la forme, ni de la qualité du style (c'est indiscutabement un livre de plage) mais plutôt de la belle histoire d'amour entre ces deux êtres qui ne se sont jamais vus. C'est tout en délicatesse, en mystère, en désir. C'est même romantique, notamment lors de la fausse rencontre, ou quand Leo se laisse aller après quelques verres de vin.

 

On se prend vraiment à l'histoire et on s'attache aux personnages, même si Emmi m'a souvent agacée à ne pas savoir ce qu'elle veut. Il ne se passe pas énormémement de choses, j'ai eu peur que cela tourne un peu en rond vu la taille du livre (plus de 300 pages en poche), mais l'on ne s'ennuit pas, tout est fluide. La fin n'est pas décevante même si le dernier mail me semble peu crédible, alors que le reste est assez réaliste. Je lirai probablement la suite par curiosité.

 

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Published by Eléa291 - dans Littérature
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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 01:15

Besoin de se changer les idées en cette rentrée ? Envie d'une pause au milieu de vos lectures ?

The Good Wife est ce qu'il vous faut ! 

 

 

 

 

The Good Wife, qu'est-ce que c'est ?

 

Une série diffusée sur CBS (M6 en France) depuis 2009 et qui suit les aventures d'Alicia Florrick, sorte d'Hillary Clinton fictive, trompée publiquement par son procureur de mari. Suite à l'incarcération de ce dernier, elle se voit obligée de reprendre son travail d'avocate pour faire vivre sa famille. Elle va alors devoir jongler entre la pression des médias, les affaires judiciaires, la compétition au sein du cabinet...

 

Pourquoi il FAUT regarder ?

 

- Parce que c'est LA série du moment. Produite par Tony et Ridley Scott, elle dispose d'auteurs de talent qui parviennent à écrire des épisodes (d'une quarantaine de minutes) de grande qualité, et à se renouveler sans cesse. Chaque scénario est ingénieux, et on apprend beaucoup sur le système judiciaire américain, très politisé. Les épisodes laissent également place à la vie privée des protagonistes, à la vie interne du cabinet, entre trahison et alliance, et, bien sûr, aux manoeuvres politiques. On adore la complexité des personnages, les liens qu'ils tissent et qui s'effilochent parfois. Les relations Kalinda/Alicia, Will/Alicia et Diane/ Will sont parmi les plus passionnantes.

 

- Parce que le casting est magistral et qu'il est un élément central dans la qualité de cette série. Chaque acteur, principal comme secondaire, est excellent et donne un vrai charisme au personnage qu'il incarne. On retrouve la magnifique Julianna Margulies en reine des glaces et Chris Noth, qui fait oublier son rôle de Mr Big. On découvre la superbe Archie Panjabi, parfaite en enquêtrice mystérieuse, et on adore Christine Baranski, Matt Czuchry, Josh Charles et le génialissime Alan Cumming...

 

 

 

Quoi d'autre ?

 

Même si vous n'accrochez pas immédiatement aux premiers épisodes, ce serait un crime de passer à coté de la saison 2 car (et c'est assez rare pour être mentionné), elle supplante de beaucoup la saison 1, déjà très bonne : plus de profondeur pour les personnages, davantage de politique, plus d'humour... Et  bien sûr, il ne faut surtout pas regarder cette série en VF, car ce serait une grave erreur. 

A noter que Julianna Margulies a été couronnée meilleure actrice dans une série dramatique lors des Golden Globes 2009, et Archie Panjabi a remporté un Emmy Award en 2010 en tant que meilleur second rôle.

 

Et la suite ?

 

La saison 3 débute le 25 septembre aux Etats-Unis : à ne pas rater, notamment avec l'arrivée de Lisa Edelstein. Enfin, le 18 septembre prochain a lieu la cérémonie des Emmy Award (diffusée en direct sur Série Club), la série est nommée, ainsi que de nombreux acteurs de la série.

 

 

Vidéo promo (en VO) de la saison 1

 

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Published by Eléa291 - dans Cinéma-TV
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:29

 

 

Résumé :

 

Un photographe, Antonio, retourne à Lisbonne après dix ans d’absence. Il y retrouve le correspondant de son journal, Vincent, le narrateur de ce récit, afin de suivre le procès d’un tueur en série. Enfant, Antonio a rencontré en une fillette, Canard, l’amour mythique, éternel, celui qui promet de grandir sans jamais s’affadir, mais ce rêve de bonheur s’est déchiré. Vincent a ses raisons, peu avouables de vouloir guérir cette blessure, réparer ce qui s’est brisé, retrouver Canard. Lui qui est si peu doué pour la vie, lui qui n’achève jamais rien de ce qu’il entreprend, veut devenir l’artisan d’un destin inaccompli. Chaque rencontre rapproche du but comme la vague pousse un radeau vers le rivage. Mais il n’est d’horizon qui ne se déplace sans cesse... . 
Electrico W raconte les neuf jours de cette quête en ce mois de septembre 1985 où la terre trembla à Mexico et où mourut l’écrivain Italo Calvino. Si les tramways, comme l'Electrico W qui donne son nom au livre, suivent des rails, la vie des hommes obéit à d’autres lois.

 

Mon avis :

 

Je ne connaissais pas du tout Hervé Le Tellier avant de postuler à ce partenariat Newsbook. C'est le résumé, évoquant entre autres la ville de Lisbonne, qui m'a donné envie de découvrir ce roman.

 

Ce que j'aime dans un livre, c'est quand celui-ci nous embarque dans une atmosphère particulière, qui ne se dissout pas si tôt le livre refermé. Pendant les 285 pages, on sent les odeurs du port, on marche avec les protagonistes dans les rues lisboètes, on se représente la robe rouge d'Irène et l'on entend la musique d'Aurora. Pour toutes ces raisons, et ce grâce à la belle écriture de l'auteur, la lecture me fut agréable. 

 

Le roman est dense, il est riche de nombreuses références et évoque des sujets très variés. Cela va d'un procès pour meurtre à un amour de jeunesse perdu en passant par la biographie d'un écrivain méconnu... Le tout se tient mais j'en ai tiré un intérêt assez inégal. Si j'ai beaucoup aimé la rencontre entre Vincent et Manuela et l'histoire entre Antonio et Canard, j'ai moins accroché au personnage d'Aurora. J'ai aussi regretté l'épilogue de la relation Antonio/Canard, qui aurait été à mon sens bien plus belle si elle était restée suspendue.

 

Antonio, l'homme à femmes, et Vincent, le loser, sont différents mais ils se ressemblent pourtant dans leur incapacité à trouver le bonheur. Le premier passe de femme en femme pour oublier son amour de jeunesse et vit à travers ses reportages photos, tandis que le second ne sait s'y prendre ni avec les femmes, ni avec sa famille et passe son temps à écrire la vie des autres (celle d'Antonio, celle de Pescheux d'Herbinville, ou de Jaime Montestrela).

 

J'ai aimé ce roman, et même s'il n'a pas été un coup de coeur, il m'a en tout cas donné envie de découvrir d'autres titres d'Hervé Le Tellier. Merci à Newsbook et aux éditions JC Lattès pour ce partenariat !

 

 

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