Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Livres, films, pièces de théâtre et spectacles en tout genre...
  • : « La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie. » Georges Duhamel
  • Contact

Rechercher

Catégories

23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 21:17

 

 

Résumé :

 

13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel-Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.

 

Mon avis :

 

Suite de mon exploration des prix, voici le Goncourt des lycéens. Le resumé de cet ouvrage ne m'inspirait pas énormément, je l'avoue, et pourtant ce fut une agréable découverte.

 

La forme du livre d'abord, publié chez Actes Sud. Le format est original : long mais étroit, couverture exotique, titre énigmatique. Les chapitres courts s'enchainent rapidement et rendent la lecture fluide et agréable. Après des débuts balbutiants où j'ai mis quelque temps à être immergée dans l'histoire, j'ai dévoré les quelques 153 pages sans m'arrêter. Mathias Enard est sans aucun doute un érudit, son écriture et son sujet le prouvent aisément, et c'est vraiment très plaisant. J'ai dû à plusieurs reprises consulter Internet pour connaitre la signification de tel ou tel mot, ou pour comprendre un peu mieux les enjeux de cette époque et de cette région que je connais mal. Mais cela entrave peu la lecture.

 

Toujours est-il qu'on est rapidement happé par l'atmosphère de ce Constantinople du XVIe siècle, on parvient presque à en sentir les parfums. On s'attache à ce Michel-Ange rendu très humain et on souffre avec lui des contradictions qui l'agitent : le corps contre l'esprit, le pape contre le sultan, les beautés de l'Orient contre les préceptes de l'Occident. Enfin, on s'émeut de cette relation qui se tisse entre lui et Mesihi, si belle, si pudique, si cruelle.  On s'intéresse enfin à la vie des artistes de cette époque, faite de frustrations, de considérations financières, de rivalités (les passages sur De Vinci sont particulièrement savoureux) et de soumissions aux puissants.

 

Bref, pour son histoire singulière, pour sa richesse, pour sa poésie et pour son exotisme, je conseille vivement ce livre !

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article

commentaires

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
.