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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 01:05

 

 

 

Résumé :

 

Coincé entre une progéniture ingrate et un talent de plus en plus incertain, le personnage principal de Mon chien stupide oscille entre un cynisme salvateur et des envies de fuite. Fils d'immigrés italiens, il caresse le rêve d'un retour à ses racines, fantasmant sur une vie paisible aux terrasses des cafés de la Piazza Navona à Rome. Mais pour l'heure, il faut courir le cachet, écrire des scénarios médiocres pour des séries télé affligeantes... ou le plus souvent aller encaisser un chèque des allocations de chômage. L'existence tumultueuse de la famille est bouleversée lorsqu'un gigantesque chien décide de s'installer dans la maison, pour le plus grand bonheur de l'auteur raté mais au grand dam du reste de sa tribu.

 

Mon avis :

   

On m'avait chaleureusement conseillée ce petit livre censé éradiquer toute déprime naissante chez le lecteur, et qui, il est vrai, s'annonçait assez drôle au vu de la quatrième de couverture.

 

Finalement, ce fut une lecture agréable mais sans plus. Certains passages sont effectivement amusants mais je ne peux pas dire que j'ai ri à gorge déployée de la première à la dernière page. L'aspect comique est surtout dû au cynisme du narrateur, auteur raté, qui décrit ses enfants sans concessions, et à l'arrivée de ce gros chien lourdaud "à tendances homosexuelles" qui apparaît aussi ridicule qu'attachant. Pendant les 155 pages de ce livre, on assiste à la vie de cette famille haute en couleurs que tous les enfants vont quitter au fur et à mesure pour prendre leur indépendance. Cela permet à John Fante de dresser un portrait au vitriole de la famille américaine moyenne ainsi que de la société dans laquelle elle évolue. 

 

Mais l'atmosphère qui se dégage du roman reste quand même assez morose. Sous couvert d'ironie et de sarcasme, on devine la vraie difficulté à cohabiter avec sa propre famille, la tristesse pour des parents de laisser partir ses enfants, si bêtes soient-ils, et enfin, la complexité pour un couple de se retrouver en tête à tête dans une grande maison vide. On décèle alors la tendresse dont est empreint ce roman : l'affection que ce père de famille voue à ses chiens successifs, ses plus fidèles compagnons, mais aussi celle qu'il éprouve pour sa famille qu'il ne parvient pas à quitter pour rejoindre Rome, ville de ses rêves.

 

Pour conclure, la vraie réussite de ce roman est qu'il donne une irrésistible envie d'aller chercher un gros chien pour embellir son quotidien ! Stupide est sans doute le personnage le plus touchant de cette histoire.

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Published by Eléa291
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commentaires

Isa 27/03/2011 17:57


C'est un auteur que j'adore mais ce roman n'est pas mon préféré.


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