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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 03:41

 

 

 

 

Résumé :

 

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

 

 

Mon avis :

 

Après avoir lu La maison du sommeil,  j'avais envie de découvrir un peu plus Jonathan Coe et j'ai cedé au livre de poche qui me faisait de l'oeil en cet été 2010. J'en suis ressortie pas très avancée sur l'univers de l'auteur, tant le livre est différent du premier cité, mais véritablement emballée par ce changement.

 

J'ai adoré ce roman de bout en bout, il se commence un soir et empêche de dormir tant on est pris dans cette histoire familiale hors norme et profondément émouvante. J'ai été un peu effrayé au début par la forme que prend le roman, à savoir une photo décrite par chapitre, mais finalement ce choix se révèle astucieux. Je me suis sentie tout autant aveugle qu'Imogen en entendant les descriptions, forcée moi aussi de me représenter mentalement ces moments de vie figés sur papier. Mon seul petit instant de flottement correspond d'ailleurs au moment ou les trois femmes stoppent les cassettes pour se rendre au concert de l'une des filles. Je n'ai pas trop compris cette rupture qui n'apporte pas grand chose à l'histoire.

 

On va de rebondissement en rebondissement, on se prend d'affection pour cette vieille femme qui tente de léguer bien plus que des choses matérielles, à savoir sa mémoire. D'un point de vue global, j'ai trouvé ce roman très triste, empreint d'une nostalgie et d'un fatalisme qui me plaisent assez. C'est cette tristesse qui fait toute la beauté de l'histoire. On se rend compte à quel point la vie d'un être humain est jalonnée de rencontres en tout genre, de relations plus ou moins longues, et qu'au bout du compte les chemins se séparent souvent, les gens s'éloignent, et que reste-t-il? Des photos bien sûr!

 

En bref, je conseille La pluie avant qu'elle tombe à tout le monde, et préconise de laisser trainer un paquet de kleenex à proximité, on ne sait jamais!

 

 

 

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Published by Eléa291
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