Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Livres, films, pièces de théâtre et spectacles en tout genre...
  • : « La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie. » Georges Duhamel
  • Contact

Rechercher

Catégories

29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:31

 

 

 

Résumé :

 

Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.
Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.

 

 

Mon avis :

 

[Le troisième paragraphe risque de révéler des indices sur la fin du roman].

 

Je lis enfin mon premier Philippe Claudel ! Ca faisait bien longtemps qu'il était dans ma liste de lecture, et Le Livre sur la Place (encore lui!), où j'ai pu brièvement le côtoyer, a acceléré les événements. Une chose est sûre : je ne regrette pas d'avoir commencé par ce livre qui m'a vraiment enchantée.

 

L'histoire paraît assez simple, voire banale. Un homme qui s'exile d'un pays en guerre, qui essaye de s'adaper à un nouveau pays en cherchant des choses à quoi se raccrocher. Mais ici, l'histoire générale devient vraiment singulière. On s'attache à Monsieur Linh, on souffre avec lui de ce mal du pays qui le ronge, de cette "absence d'odeur" de la terre d'accueil, de son manque de repères. On s'émeut de son amour pour sa petite fille, et de son amitié avec Monsieur Bark. Cette relation, qui s'affranchit des mots, est très touchante.  

 

Je suis souvent déçue par les fins de romans. Je n'aime pas quand ça se termine trop bien car trop prévisible, ni quand ça se termine trop mal car trop frustrant. La petite fille de Monsieur Linh a une fin proche de la perfection à mon goût. Je referme le livre et je constate, avec bonheur, que je me suis faite avoir du début à la fin. J'ai été complétement embarquée dans cette histoire et je n'ai pas du tout vu arriver ce dénouement bouleversant. Evidemment, tout prend sens à la lecture de la dernière page, et on a envie de relire le livre pour saisir toutes les subtilités de l'histoire. La fin est la clé de ce roman, car elle ajoute aussi une dimension infiniment triste et belle à la fois. Une mélancolie teintée d'espoir.

 

A mettre entre toutes les mains !

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article

commentaires

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
.