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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:40

9782259216623,0-1417812

 

 

Résumé :


Molly Howe ne s'attache à personne. Elle traverse l'existence telle une ombre, fuyante et insaisissable, son propre pouvoir de fascination lui échappe. Trop à l'étroit dans un monde étriqué, elle s'enfuit à Berkeley. À dix années de là, New York. John est un jeune homme brillant, sa carrière dans la publicité démarre en flèche, il vient d'être repéré par le gourou visionnaire Mal Osbourne et s'apprête à le suivre dans un défi exaltant et révolutionnaire : tuer la publicité et sauver la création. Chassé-croisé narratif de génie, La Fabrique des illusions entremêle les trajectoires de ses créatures et dresse le portrait d'une gigantesque machine à rêves : l'Amérique des années 1980-1990.

 

Mon avis :

 

Me voilà ravie d'avoir enfin fini ce roman imposant qu'est La fabrique des illusions de Jonathan Dee, reçu en partenariat dans le cadre de la Masse Critique organisée par Babelio. Et le moins qu'on puisse dire est que ce livre est vraiment dense.

On peut dégager deux angles particuliers sous lesquels a été écrit ce roman.


D'abord, ce qui m'a le plus plu, le portrait en parallèle de deux personnes qui n'ont a priori absolument rien à voir l'un avec l'autre. D'un côté Molly, enfant puis jeune fille qui grandit dans une ville perdue au sein d'un foyer trop lisse, et de l'autre John, jeune homme qui vit à New York avec sa belle fiancée et travaille dans une grande agence de pub. Pendant toute la première partie, l'auteur décrit dans un style quasi journalistique, que j'ai beaucoup aimé, leur cheminement personnel, l'atmosphère dans lequel ils évoluent, et les personnes qui gravitent autour d'eux. 

Et puis, sous un deuxième angle, on trouve toute une réflexion sur l'art et la publicité, à travers le nouveau chef charismatique de John, Mal Osbourne, pour qui changer la pub consiste à changer le monde. Tout cela est certes intéressant dans le développement de l'histoire, mais peut-être un peu trop rébarbatif sur la longueur.

 

Ce que je garde surtout de ce livre, c'est l'art de Jonathan Dee de rendre attachant des personnages qui dans le fond sont presque des anti-héros. Il ne se passe pas grand chose dans ce roman, et pourtant je tenais absolument à savoir ce qu'il allait advenir de Molly et John. Ces deux personnages, qui semblent avoir tout pour eux, se révèlent être deux paumés qui n'ont d'attaches nulle part et errent aux gré de leur rencontres et des opportunités qui leur sont offertes. Ils m'ont tout deux donné une impression d'infinie passivité dans toutes leurs décisions, sauf lorsqu'il s'agit de fuir. Et que dire du portrait terrifiant que l'auteur fait de la famille de Molly, des parents en particulier, à qui j'ai souvent pensé en observant l'évolution de Molly.


Même si j'ai moins été convaincue par les deux dernières parties du romans (notamment lorsque l'auteur s'efface pour laisser parler John à travers son journal intime), j'ai aimé la forme et le fond de cette histoire qui traite de l'amour, de l'idéal, du temps qui passe, des désillusions, et de tant d'autres thèmes que seule la lecture de La fabrique des illusions vous fera découvrir...

Merci à Babelio et aux éditions Plon pour cette jolie découverte.

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Published by Eléa291 - dans Littérature
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