Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Livres, films, pièces de théâtre et spectacles en tout genre...
  • : « La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie. » Georges Duhamel
  • Contact

Rechercher

Catégories

4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 17:56

 

 

 

Résumé :

 

Un homme, assis au volant de sa voiture, attend devant un feu rouge. Il devient soudain aveugle. C'est le début d'une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. En quarantaine dans un hôpital ou livrés à eux-mêmes dans la ville, privés de tout repère, les hordes d'aveugles devront faire face à ce qui, en l'homme, est le plus primitif : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Guidés par une femme, le seul être qui n'a pas été frappé par la  "blancheur lumineuse ", les personnages de ce magnifique et insolite roman connaîtront mille aventures. L'amour, la haine, la cruauté, l'indifférence, la peur, autant de passions qui nous aveuglent et à partir desquelles José Saramago bâtit une inquiétante allégorie des temps que nous vivons.

 

 

Mon avis :

 

Voici une lecture qui n'était pas prévu dans mon programme estival, mais que j'ai décidé de rajouter à la suite du décès de son auteur, le 18 juin dernier. José Saramago est un écrivain portugais, le seul lusophone à avoir reçu le prix Nobel de Littérature (1998), et j'ignorais son existence avant d'apprendre sa mort. Il était donc indispensable que je remédie à mon ignorance.

 

Je pensais, je l'avoue, m'engager dans une lecture barbante, et ce fut tout le contraire. J'ai adoré ce livre, cela faisait plusieurs mois qu'une lecture ne m'avait pas fait un tel effet (le dernier en date étant l'excellent Marche ou crêve de Stephen King). L'aveuglement fait partie de ces livres qui donnent envie de tout remettre en cause, il entraine des questions existentielles sur l'être humain, la société, les valeurs de la vie... C'est un livre coup de poing. On passe en quelques pages de l'horreur d'une scène, à la beauté d'un geste ou d'une parole. On se retrouve happé par l'histoire malgré une deuxième partie de livre où il est conseillé d'avoir le coeur plutôt bien accroché. 

 

Saramago prend le choix de ne pas donner d'identité à ses personnages, on ne connait pas leur nom, juste leurs caractéristiques. Ainsi, on suit les péripéties de ces anonymes noyés dans la masse : "La jeune fille aux lunettes teintées", "La femme du médecin", "Le vieillard au bandeau noir" ou le fabuleux "Chien des larmes". Le style est très agréable même s'il faut s'habituer au discours indirect libre qui est utilisé tout au long du livre.  

 

Evidemment, le récit est en tout point surréaliste mais il agit d'une façon métaphorique. On se rend compte combien l'espèce humaine est si proche de l'espèce animale, et le résultat est assez effrayant. C'est une grande réflexion sur le fameux thème civilisation/barbarie. Je referme néanmoins le livre avec des questions en suspend, l'impression de ne pas avoir saisi tous les ressorts de cette allégorie.

 

En bref, je conseille vivement cette lecture dont on ne ressort pas indemne, quant à moi je m'en vais avec hâte explorer l'oeuvre de José Saramago !

Partager cet article

Repost 0
Published by Eléa291
commenter cet article

commentaires

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
.