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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 01:25

 

 

Résumé :

 

Au début, il est sans doute un peu dérangeant cet amour entre ce vieil écrivain et ce très jeune homme. Mais très vite on se rend compte qu'il restera sur un plan purement platonique. Alors s'installe une véritable fascination pour chacun des mots qu'ils échangent, au cours de profondes et longues conversations, puis au fil de lettres admirables, lorsque Marcel doit quitter la ville. Car l'écrivain en question, c'est Proust bien sûr, même s'il n'est jamais nommé. Exactement au moment où naît cette passion (qui n'est pas sans évoquer un certain amour vénitien si bien conté par Thomas Mann), le jeune héros connaît l'amour, charnel celui-là, avec son beau soldat de voisin. En lieu et place des mots de la passion platonique, s'échangent ici les gestes, caresses, regards, silences de l'Amour... puis les mots aussi, lorsque le soldat regagne le front.

 

Mon avis :

 

Quel beau livre nous offre Philippe Besson avec En l'absence des hommes ! Je suis ravie d'avoir enfin mis une plume sur ce visage médiatique. Je regrette simplement de m'y être mise si tardivement.

 

Trois parties composent ce livre. La première voit Vincent raconter son histoire d'amour avec Arthur et son amitié naissante avec Marcel. La deuxième est uniquement épistolaire, entre ces trois protagoniste. La troisième enfin, plus courte, annonce le dénouement. Toutes sont très bien traitées, très bien amenées. L'échange de lettres apporte une rupture intelligente au récit, il arrive au bon moment pour donner un nouveau souffle à l'histoire. On se prend d'affection pour tous les personnages, Vincent et sa pureté, Arthur et son désespoir, Marcel et son désenchantement.

 

Besson ne rate rien dans ce livre. Le style est d'une grande beauté poétique. On se laisse porter par le rythme des phrases avec un bonheur sans fin. La cruauté de la guerre est magnifiquement bien rendue, j'ai tellement souffert avec Arthur que j'avais parfois l'impression, pendant ces sept jours, que c'est moi qui devrais retrouver le front. Le personnage de Marcel Proust est tellement bien réussi, on sent toute l'admiration de Besson pour l'écrivain.

 

J'ai eu peur à la fin, que l'auteur nous réserve une mauvaise surprise sur le fameux secret. J'avais en tête un scénario qui m'aurait terriblement déçue. Ouf ! Rien ne vient ternir cette belle histoire et la fin est à la hauteur du reste.

 

Une belle surprise, à lire sans attendre !

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Published by Eléa291 - dans Littérature
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