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  • : Livres, films, pièces de théâtre et spectacles en tout genre...
  • : « La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie. » Georges Duhamel
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:47
[Théâtre] Les Décaféinés / Jarry dans Atypique

Résumé :

Influencés, entre autres, par l'univers des Deschiens, Les Décaféinés sont deux mecs au bout du rouleau qui chantent leur quotidien quelque peu dépressif...

Jarry vous catapulte dans une histoire rondement menée, celle de sa recherche d'emploi. L'occasion pour cet artiste à l'imagination foisonnante de dépeindre ses différentes expériences professionnelles, toutes plus loufoques les unes que les autres.


Mon avis :

Deux spectacles anti-déprime à voir en cette période pluvieuse et morose ! Dans des styles complètement différents, les deux shows détournent les petits et grands malheurs de la vie pour faire rire. Beaucoup d'eux-mêmes pour les Décaféinés, sorte de losers dont on adore se moquer ; et beaucoup des autres, que Jarry incarne à travers divers portraits déjantés. J'ai aimé le flegmatisme et le cynisme des Décafeinés, en particulier dans leurs petits intermèdes musicaux vraiment hilarants, et j'ai été épatée par l'énergie incroyable de Jarry qui se communique à toute la salle. Même si les sketchs sont un peu inégaux, les humoristes donnent de leur personne et l'on ressort de la salle le sourire aux lèvres et le coeur plus léger. Comme quoi on peut même rire du chômage ou de la dépression !

Au théâtre du Trévise, les Décaféines à 20h et Jarry à 21h30

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 19:04
[Littérature] La vie à côté - Mariapia Veladiano

Résumé :

Rebecca est laide. Extrêmement laide. Elle vit, avec prudence et en silence, dans une magnifique maison au bord d’un fleuve, aux côtés d’un père, médecin trop absent, et d’une mère qui « a pris le deuil à sa naissance ». C’est sans compter sur sa découverte du piano. Rebecca est douée et va concentrer sa vie entière dans ses mains, parfaites.


Mon avis :

La collection Cosmopolite de chez Stock recèle de bonnes surprises. Ce premier roman italien en est une. Le thème déjà, pas banal, m'a beaucoup intrigué, puis j'ai tout de suite été embarquée dans l'histoire à la lecture des premières phrases. On s'attache rapidement à la petite Rebecca qui souffre de solitude et d'un manque criant d'amour. Heureusement, les fabuleux personnages que sont Maddalena et Lucilla viennent apporter un peu de douceur et de luminosité à sa vie, que l'on suit de l'enfance à l'age adulte. Entre drame, révélations et secrets de famille, on ne s'ennuie pas une seconde.
Par ailleurs, il y a beaucoup de sensualité dans l'écriture de Mariapia Veladiano, grâce notamment à une grande importance donnée aux odeurs (celles du fleuve, des parfums féminins, de la nourriture...) et aux sons (la musique du piano mais aussi et surtout l'oppression du silence). Une vraie immersion pour le lecteur.

Le roman pourrait s'enliser dans le pathos mais l'espoir n'est jamais loin, au détour d'une rencontre, d'une amitié ou de la découverte d'une vérité.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:27
[Littérature] Une année qui commence bien - Dominique Noguez

Résumé :

Dans ce récit autobiographique, l'auteur raconte le début tumultueux de sa relation amoureuse avec Cyril Durieux, très beau jeune homme aussi attendrissant que cruel, obsédant et néanmoins volatil. A partir de ses souvenirs, de ses carnets, de ses photos, Dominique Noguez revient sur cette rencontre qui a profondément affecté sa vie.


Mon avis :

J'ai eu le plus grand mal à me détacher de ce roman. J'ai fait durer sa lecture autant que possible, sur plusieurs semaines, non parce que le livre me tombait des mains mais parce que je redoutais de le quitter. J'ai passé des moments merveilleux avec Dominique Noguez. Il y a beaucoup de souffrance dans ce récit, et pourtant j'avais hâte, chaque soir, de retrouver Dominique et Cyril, en me demandant quelle nouvelle mésaventure ce dernier allait encore faire subir à l'auteur. Et quelles raisons allait invoquer Noguez pour se justifier de rester à endurer tout cela. C'est vrai qu'on s'interroge parfois sur ces raisons, mais l'on se rend vite compte qu'il n'y en a pas, ou en tout cas qu'elles sont à l'image de la passion : irrationnelles. Alors j'ai compatis, je me suis prise d'affection pour l'écrivain qui s'aime si peu qu'il accepte de n'avoir que des "lambeaux d'amour". Et puis j'ai lu ses théories sur la passion, l'amour, la vie, avec beaucoup d'intérêt et d'approbation. J'ai aimé sa façon de parler littérature, musique, théâtre, car il exprime parfaitement bien le principe fondateur de la culture : rendre la vie plus belle, ou en tout cas plus douce.

Un roman magnifique, bien loin de l'autofiction dont j'ai horreur, et à des années-lumière d'une vulgaire Christine Angot évoquée à la fin du livre. Une année qui commence bien est une autobiographie dans ce que ce genre a de plus beau, rien n'est travesti, tout est honnête. Dominique Noguez se livre au lecteur dans un style brillant pour finalement atteindre l'universel.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:27
[Cinéma] Casse-tête chinois

Résumé :

Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées russes. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown.


Résumé :

Vu en avant-première au Grand Rex lors de la trilogie Klapisch, Casse-tête chinois est dans la lignée des deux premiers films : peut-être un peu trop ? On retrouve les mêmes obsessions, les mêmes angoisses, les mêmes réflexions que dans les premiers scenarios, auxquelles on ajoute des sujets de société un peu trop faciles, et presque dépassés (mariage blanc, homoparentalité, famille recomposée...). Avoir vu les trois films à la suite m'a donné une persistante impression de déjà-vu, ainsi que la conviction que l'Auberge espagnole, dont je ne me lasse pas, aurait pu se suffire à elle-même. Mais bien sûr ça reste agréable de voir ce que sont devenus les personnages, et le film se laisse regarder sans déplaisir. La fin est également réussi. Un quatrième serait de trop.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 19:19
[Théâtre] Mensonges d'Etats

Résumé :

Londres, 1944. Quelques hommes vont faire chuter Hitler en orchestrant le plus grand mensonge de toute l'histoire de l'humanité.

Mon avis :

J'ai passé un bon moment devant cette pièce qui raconte un épisode méconnu de la 2e guerre mondiale. J'avais peur de deux choses : que les acteurs principaux (qui sont surtout des acteurs de cinéma et non de théâtre...) ne soient pas à la hauteur, et que la pièce soit trop plombante. Finalement, mes craintes se sont vite dissipées : dès les premières minutes l'humour cynique est au rendez-vous, et Samuel Le Bihan et Marie-José Croze offrent une prestation juste et honnête. J'ai cependant parfois été un peu perdu parmi les différents faits et personnages historiques, mais dans l'ensemble on comprend assez bien les enjeux de cette affaire qui a changé le cours de l'Histoire. On ressort du théâtre avec cette impression dérangeante mais fascinante que les guerres ne sont en réalité qu'un jeu de poker menteur. Et aussi avec l'envie de s'intéresser de plus près à l'opération Fortitude.

Au théâtre de la Madeleine jusqu'au 31 décembre

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 01:17
[Cinéma] Violette

Résumé :

Violette Leduc, née bâtarde au début du siècle dernier, rencontre Simone de Beauvoir dans les années d’après-guerre à St-Germain-des-Prés. Commence une relation intense entre les deux femmes qui va durer toute leur vie, relation basée sur la quête de la liberté par l’écriture pour Violette et la conviction pour Simone d’avoir entre les mains le destin d’un écrivain hors norme.


Mon avis :


Coup de coeur pour ce film qui m'a fait découvrir Violette Leduc. Cet auteur du milieu du siècle dernier, qui a cotoyé Beauvoir, Sartre ou Genet, est une âme tourmentée que seule l'écriture arrivera à sauver. Excessive, torturée, infernale, toujours amoureuse de personnes inaccessibles, Violette Leduc n'en demeure pas moins attachante. Son destin peut parler à chacun. Les extraits littéraires qui traversent le film donnent envie de se plonger ses romans, de La Bâtarde à L'Affamée. Les phrases sont courtes, sèches, sonnent juste.

Film après film, Emmanuelle Devos est toujours plus impressionnante. Elle incarne Violette Leduc à la perfection. Sandrine Kiberlain n'est pas en reste dans la peau d'une Simone de Beauvoir froide à souhait. Un film divertissant et didactique, avec des acteurs formidables.

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 15:30
[Littérature] Le bleu des abeilles - Laura Alcoba

Résumé :

Arrivée d'Argentine pour rejoindre sa mère réfugiée en France, la narratrice alors âgée d'une dizaine d'années découvre Le Blanc-Mesnil, une ville de banlieue, loin de l'image qu'elle s'était faite de son pays d'accueil. L'apprentissage de la langue est difficile pour la fillette, mais elle est prête à tous les sacrifices pour la maîtriser et s'intégrer.


Mon avis :

Quel beau roman sur la langue française que voici. Laura Alcoba raconte sa propre histoire, elle fait revivre la petite fille qu'elle a été pour traiter de l'exil, de la séparation, de l'intégration.... Laura a dix ans et pense rejoindre sa mère à Paris. Elle déchante vite lorsqu'elle s’aperçoit que son avenir se dessinera au Blanc-Mesnil. Mais qu'à cela ne tienne, ses objectifs restent les mêmes : s'approprier cette nouvelle langue si différente de l'espagnol, avec ses sons nasaux, s'intégrer à ce pays en découvrant le ski et en mangeant du reblochon. Dans le même temps, il y a les lettres envoyées au père prisonnier en Argentine, l'appartement sommaire avec ses tuyaux aux murs, la souffrance décelée dans les silences de la mere. Mais avant tout, il faut voir l'émerveillement de la petite fille quand elle devient enfin amie avec une vraie petite camarade française (et pas d'origine étrangère comme ses autres amis, Ana, Luis, Inès...), ou quand, pour la première fois, elle se met à penser en français, pour comprendre le vrai enjeu de tout cela.

Ce roman est une déclaration d’amour à la langue française, à ses mots, ses sonorités. Une jolie réflexion sur le bilinguisme et l’intégration. Et un bel exemple de ce que la volonté peut faire comme miracle. C’est tout à la fois drôle, réaliste, poétique et émouvant.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 19:23
[Littérature] Wakolda - Lucia Puenzo

Résumé :

En 1959, sur une route désolée en Patagonie, un médecin allemand pas comme les autres croise une famille argentine ordinaire et lui propose de faire route ensemble, afin d’être moins isolés. Ce médecin n’est autre que Josef Menguele. Très vite, il est fasciné par l’un des enfants, une jeune fille qui porte le doux nom de Lilith.


Mon avis :

Lucia Puenzo prend des risques dans son quatrième roman, en ressuscitant l'un des plus grands criminels de guerre, Mengele. Elle construit autour de lui une œuvre de fiction qu'elle agrémente de détails réels. L'imagination de l'auteur met sur la route du médecin nazi une famille argentine dont la benjamine, Lilith, va le fasciner au delà du raisonnable. La petite fille a 12 ans mais en parait 9, seule imperfection chez cet être parfaitement aryen. Dès leur rencontre, l'obsession de Mengele sera de réparer cette erreur de la nature, quand celle de Lilith sera de se rapprocher de cette homme qu'elle admire autant qu'elle craint. Mengele va s'infiltrer dans cette famille pour y exercer ses talents de manipulateur jusqu'à ce que lui-même se prenne un peu trop au jeu.

L'auteur maitrise son sujet, elle écrit un roman dérangeant mais sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le sordide. Rien n'est dit clairement, tout est suggéré et laissé à l'appréciation du lecteur. Celui-ci est d'ailleurs témoin des pensées de chaque personnage sans que la narration ne prenne parti pour l'un ou l'autre. On est angoissé et fasciné.

Depuis la parution de son roman, Lucia Puenzo l'a adapté en film, rebaptisé "Le médecin de famille". Il représentera l'Argentine aux Oscar 2014.

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 10:59
[Littérature] Les chroniques de la fin du monde, tome 1 - S. B. Pfeffer

Résumé :

Enfin c'est le grand soir : l'astéroïde dont tout le monde parle va percuter la Lune ! Familles, voisins, amis, tous se rassemblent pour observer le phénomène. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. L'impact a été si violent que la Lune a dévié de son orbite et s'est rapprochée de la Terre. Peu à peu tout se dérègle... L'électricité puis l'eau sont coupées et les vivres commencent à manquer. Miranda et sa famille vont devoir accepter que la vie telle qu'ils la connaissaient a disparu à jamais.

Mon avis :

Roman adolescent qui me faisait de l'oeil depuis déjà plusieurs mois, je suis passée par plusieurs phases de lecture. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire : le roman pèche (comme beaucoup de romans adolescents malheureusement) par son style assez pauvre. C'est l'héroine, Miranda, qui s'exprime tout au long du livre par l'intermédiaire de son journal intime, et je n'ai jamais réussi à intégrer le fait qu'elle ait 16 ans. Ses réflexions et son vocabulaire donnent davantage l'impression qu'elle en a 12.
Mais finalement, après quelques pages un peu longues, je suis complètement rentrée dans l'histoire. J'étais comme un membre supplémentaire de cette famille, je ressentais leurs peurs et leur angoisse d'un monde sans lendemain. Même en plein mois d'août, le ciel a été aussi menacant et sombre pour moi que pour ces personnages de fiction. Et contrairement à ce que je m'étais dit au début, je lirai la suite de cette saga avec plaisir !

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 18:32
[Théâtre] Le dindon

Une pièce de Georges Feydeau

Mise en scène : Philippe Adrien
Avec : Vladimir Ant, Caroline Arrouas, Pierre-Alain Chapuis, Eddie Chignara, Bernadette Le Saché, Pierre Lefebvre, Guillaume Marquet, Luce Mouchel, Patrick Paroux, Alix Poisson, Juliette Poissonnier, Joe Sheridan, François Raffenaud…

Résumé :

Deux jeunes femmes qui ont juré de prendre un amant si elles étaient trompées, deux sémillants noceurs tout prêts à leur rendre ce service, une volcanique Anglaise qui menace de se suicider, un Londonien à l’accent marseillais... Qui trompe qui ? Qui sera le dindon de la farce ?

Mon avis :

A l'affiche du théâtre St Martin, la dernière a eu lieu hier donc si vous n'avez pas eu la chance de voir cette version loufoque du Dindon, il ne vous reste que vos yeux pour pleurer...

Car c'est avec jubilation qu'on suit les histoires de séduction, de tromperie et de vengeance de ces couples hauts en couleur. Pas fan à la base de tout ce qui est marivaudage (en tout cas à l'écrit), le texte de Feydeau prend toute sa dimension sur scène, porté par des acteurs tous aussi formidables les uns que les autres (mention spéciale au macho Eddie Chignara et à la séduisante Alix Poisson). Et on se rend compte du plaisir que l'on offre à nos oreilles et à notre cerveau en écoutant un texte classique. Les décors fantasmagoriques (avec le plateau tournant qui donne lieu à une première scène de toute beauté !) et les superbes costumes finissent de rendre cette version du Dindon incontournable.

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